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l’eau et l’hygiène

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l’eau et l’hygiène

Les progrès de l’hygiène

La plupart des maladies de l’eau polluée sont en réalité un problè­me d’hygiène.

C’est seulement à la fin du XIXe siècle que l’on a commencé à comprendre clairement qu’un grand nombre de maladies sont dues à des bactéries, virus ou parasites, qui se trouvent dans l’eau, l’air et les sols. Ce qui nous semble évident aujourd’hui, s’est imposé au terme de beaucoup de résistances, en particulier dans les milieux médicaux. Les spécialistes de l’hygiène, responsables de la santé dite publique, étaient en quelque sorte des environnementalistes avant l’heure, car pour eux, la préservation de la santé dépendait du contrôle de l’environnement.

Dans les écoles et les hôpitaux du début du XXe siècle, l’hygiène est rapidement devenue une matière obligatoire, un symbole de progrès à la fois scientifique et social. La construction des égouts, l’arrivée sur le marché du savon et la découverte du principe de la vaccination étaient les plus sûrs moyens de combattre l’invasion, toujours redoutée, des épidémies de typhus, de peste et de choléra. Ce positivisme hygiéniste, qui se développait parallèlement à la découverte de l’importance de l’environnement, contrastait fortement avec la malpropreté tant de fois décrite des siècles précédents. Au XVIIIe siècle, les rues de Paris étaient nauséabondes, les eaux usées étaient directement déversées dans la rue, l’usage du bain et du savon étaient des pratiques rares, et de ce fait, les épidémies se propageaient sans difficulté.

Les aménagements urbains

D’une manière relativement brutale, principalement avec les travaux de Louis Pasteur, la lutte contre les maladies infectieuses a com­mencé à s’imposer, et avec elle le grand nettoyage de l’environnement urbain. Haussmann ouvre les grands axes urbains qui chassent les miasmes des rues moyenâgeuses, Paris se dote à cette époque d’un système d’égouts encore admiré aujourd’hui, et les immeubles mo­dernes se distinguent avec la mention « eau à tous les étages ». Quel­ques salles de bains font leur apparition dans les appartements, et l’industrie du savon, du dentifrice et du shampooing commence une longue et fructueuse carrière.

Dans les pays développés, un siècle de médecine hygiéniste, d’assainissement des eaux ainsi que des campagnes de vaccination ont eu raison des grandes maladies infectieuses, principalement transmises

par l’eau. Il est à peu près sûr que l’hygiène, beaucoup plus que les dé­couvertes de la médecine, est le plus important facteur qui a permis l’allongement de la durée de vie. Le tout-à-l’égout a fait plus pour la vie des populations que les antibiotiques ou tout autre médicament ! Cette conception de l’hygiène, orientée vers le combat contre les ma­ladies infectieuses, s’est révélée très efficace et a répandu à travers le monde les idéaux de propreté et de lutte contre les microbes, avec d’inévitables excès et des effets pervers.

L’hygiène aujourd’hui

Aujourd’hui la pratique de l’hygiène, dans les pays développés, est bien différente, à cause de la modification de l’environnement. L’en­nemi n’est plus le microbe, mais un complexe encore mystérieux de milliers de molécules, à l’origine incertaine, brassées par les vents, les courants marins et les pluies, qui nécessitent de trouver des techni­ques sans cesse nouvelles de purification des eaux. Ces eaux se trou­vent donc toujours plus chargées de produits phytosanitaires, de cosmétiques et de rejets industriels.

La politique de l’eau

Parallèlement, la question de l’eau et de son assainissement reste une question prioritaire pour une grande partie de la population mondiale, soit plus de 2,6 milliards de personnes. En effet selon l’UNICEF, 40 % des habitants de la planète manquent d’installations sanitaires de base, et plus d’un milliard de personnes boivent encore de l’eau provenant de sources non potables. Des milliers d’enfants meurent ainsi chaque jour de maladies diarrhéiques et d’autres maladies transmises par l’eau.

Il existe ainsi deux fronts pour la politique de l’eau :

  • le première exige de mettre au point des technologies sans cesse nouvelles pour contrôler la présence de complexes moléculaires aux effets encore inconnus ;
  • le second consiste simplement à fournir de l’eau potable à une gran­de partie de la population mondiale, en respectant les règles de base de l’hygiène et de la lutte anti-infectieuse.

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