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Protéger et respecter l’eau

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Protéger et respecter l’eau

À la différence de l’air que l’on respire ou des rayons du soleil, l’eau douce est un élément limité, et qui chaque année est plus proche de la disparition, par pollution ou assèchement des quantités disponibles à la surface de la terre. Il n’est pas impossible, dans un futur peu lointain, que la conquête de l’eau soit un motif de guerre. En attendant ce futur apocalyptique, il est primordial de protéger nos ressources en eau. En dehors des stratégies de rationalisation de l’usage et du

traitement des eaux pour l’agriculture et l’industrie, qui sont les deux principaux responsables de l’utilisation et de la pollution de l’eau, nous devons autant que possible limiter notre consommation d’eau. Nous arrivons à consommer quelque 300 litres d’eau par jour et par personne, alors que dans les pays émergents la consommation ne dé­passe parfois pas 6 litres d’eau. Il existe de nombreux moyens de limi­ter ce gaspillage.

Comment se protéger de la pollution de l’eau ?

L’eau en bouteille

Les grandes entreprises de l’eau nous garantissent régulièrement que la qualité de l’eau du robinet est optimale, et que la consomma­tion de l’eau en bouteilles est une dépense bien inutile. Il est vrai que les Français sont les plus gros consommateurs d’eau minérale, alors qu’ils disposent d’un réseau de distribution d’eau courante perfor­mant. Il est vrai aussi que l’eau en bouteilles soulève de nombreuses questions, ne serait-ce que par la production puis le recyclage ou la destruction de son conditionnement : des milliards de bouteilles plas­tiques. Enfin, rien ne nous garantit la pureté sans faille de l’eau en bouteilles, comme l’a montré la désastreuse découverte de benzène dans l’eau Perrier, dans les années 1990.

L’eau du robinet

Quant à la pureté de l’eau du robinet, il existe de sérieux doutes. Comme nous le verrons ci-dessous les chercheurs trouvent de tout dans l’eau, y compris des médicaments antidépresseurs, des hormo­nes, des antibiotiques, voire de la cocaïne ! Sans oublier les pollutions chroniques par les nitrates, qui interdisent dans certaines régions la consommation d’eau du robinet aux femmes enceintes.

L’eau et la pollution chimique

La pollution de l’eau par les produits chimiques a atteint un ni veau alarmant. La moindre analyse d’eau, dans une grande ville, dé tecte des centaines de produits différents, de métaux lourds… interdisant toute utilisation ultérieure de l’eau. Des études récentes ont montré par exemple que l’on peut détecter des molécules de Pro- zac (médicament antidépresseur) dans l’eau du robinet, ou encore des hormones anticonceptionnelles. Ces médicaments prescrits à l’échel­le de millions de boîtes chaque année, sont éliminés par les urines et se retrouvent un jour ou l’autre dans les eaux de rivières, où ils in­fluent sur la vie et la survie des poissons.

Une expérience originale

Des chercheurs italiens ont imaginé une expérience originale pour déterminer la quantité de cocaïne consommée par une population donnée. Par exemple, on sait parfaitement doser les résidus de cocaï­ne éliminés par l’urine et qui se retrouvent dans le fleuve Pô. Selon les évaluations des autorités locales, la région italienne baignée par le Pô compterait quelque 15 000 usagers de cocaïne parmi les jeunes de la région. Or, les analyses de l’eau ont montré que cette consommation était de 4 kg par jour, ce qui correspondrait en fait à quelque 40 000 usagers ! Les mêmes analyses pourraient être faites pour dé­tecter la présence d’amphétamines, de morphine ou d’héroïne.

Jusqu’à présent les chercheurs affirment que les systèmes de filtra­tion sont efficaces pour retenir ces molécules, néanmoins des antidé­presseurs et des antibiotiques ont déjà été détectés dans certaines eaux de boisson…

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