Carabes, cicindèles et âdéphages

> > Carabes, cicindèles et âdéphages ; écrit le: 8 octobre 2012 par chayma modifié le 13 novembre 2014

Quatre familles constituent le sous-ordre des adéphages terrestres. Les rhysodidés, les plus atypiques, comptent une centaine d’espèces aux antennes courtes et épaisses, au corps allongé. Ces coléoptères habitent dans le bois mort, où leurs larves creusent des galeries. Une seule espèce, Rbysodes sulcatus. atteint le Pays basque ; les autres se développent essentiellement sous les tropiques. Les paussidés comptent environ 500 espèces aux antennes très modifiées, vivant pour la plupart en association avec les fourmis. Presque tous tropicaux, ces coléoptères ne sont représentés en France que par Paussus fàvieri, dans le Midi. Les cicindèles, des insectes très vifs, terrestres ou arboricoles, sont des prédateurs actifs dont les larves chassent à l’affût dans des terriers ; 1 500 espèces sont connues dans le monde entier. Enfin, l’immense famille des carabidés est répartie en .25 000 espèces environ, pour la plupart nocturnes, qui capturent des proies aux états larvaire et adulte.

Des prédateurs bigarrés et vifs

La famille des cicindélidés regroupe des insectes aux yeux relativement énormes et aux mandibules dentées très robustes. La plupart volent bien et affectionnent le soleil. Les membres de la sous-famille des collyrinés, au corps plus grêle, pourchassent d’autres insectes dans les fleurs des arbres tropicaux.

Les collyrinés arboricoles pondent sur les branches et leurs larves creusent des terriers dans le bois encore vivant, entre l’écorce et le liber; elles se tiennent à l’affût, comme les cicindèles terrestres, s’emparant de pucerons, de fourmis et de chenilles. Une espèce de Java occasionne des dégâts dans les plantations de caféiers.

Les carabidés : convoités par les collectionneurs

La famille des carabidés, carabes ou carabiques, comprend une multitude d’insectes plus trapus que les cicindèles, pour la plupart inaptes au vol et dont l’activité est généralement nocturne. Leurs an-tennes sont fixées sur les côtés de la tête, entre les mandibules et les yeux. Adultes et larves sont le plus souvent des prédateurs actifs, même si quelques espèces granivores peuvent occasionner des dégâts aux cultures de céréales. Les adultes hivernent souvent dans la litière et de nombreuses espèces ont une durée de vie assez longue.

La grande majorité des carabidés se tient dans la mousse, sous les pierres, au bord des rivières ou même dans les grottes. Quelques espèces sont arboricoles, surtout dans les régions tropicales.

Selon les auteurs, les carabidés sont divisés en familles, sous-familles et en tribus distinctes, les deux principaux groupes étant constitués par les carabinés – dont les carabes au sens strict, les calosomes et les cychres – et les harpalinés.

Les carabes sont de grands insectes (de 2 à 3 cm) aux couleurs vives et ruti¬lantes, dont les ailes membraneuses ont disparu. Les élytres sont souvent délicatement ornés de ciselures qui permettent de distinguer les espèces. Si les carabes sont chassés avec acharnement par certains collectionneurs, ce qui a réduit localement leurs effectifs, c’est néanmoins la destruction des bio- topes qui leur est le plus néfaste.
Plus trapus que les carabes, les calo-somes, qui pourchassent les chenilles dans les arbres, sont des insectes utiles et que l’on doit protéger.

Vidéo : Carabes, cicindèles et âdéphages

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Carabes, cicindèles et âdéphages

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