Comment l'eau est-elle répartie sur Terre ?

L’eau est répartie sur Terre de façon très inégale : environ 97 % se trouvent dans les océans, sous forme d’eau salée, et moins de 3 % sont de l’eau douce, dont la plus grande partie est gelée ou enfouie dans le sol. Cette eau recouvre environ 71 % de la surface du globe, ce qui vaut à la Terre son surnom de « planète bleue ». Pourtant, l’eau réellement accessible aux êtres humains ne représente qu’une infime fraction de ce total, et elle est très inégalement distribuée entre les régions du monde.
Les grands réservoirs d’eau
Le volume total d’eau de la planète est estimé à environ 1,4 milliard de kilomètres cubes. Il se répartit ainsi, en ordres de grandeur :
- les océans et les mers : environ 97 % de l’eau terrestre ;
- les glaciers et calottes polaires : environ 2 %, soit près de 70 % de l’eau douce, concentrée surtout en Antarctique et au Groenland ;
- les eaux souterraines : environ 30 % de l’eau douce, une partie étant trop profonde ou trop salée pour être exploitée ;
- les lacs, rivières, sols humides et l’atmosphère : à peine plus de 1 % de l’eau douce.
Autrement dit, si toute l’eau de la Terre tenait dans une bouteille d’un litre, l’eau douce liquide des lacs et des rivières n’en représenterait qu’une ou deux gouttes.
Une eau douce inégalement partagée
Les ressources renouvelables en eau douce sont concentrées dans un petit nombre de pays, au premier rang desquels figurent le Brésil, la Russie, le Canada et les États-Unis. À l’inverse, de vastes régions, comme le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord ou une partie de l’Asie centrale, manquent chroniquement d’eau. Selon l’UNESCO, l’Asie abrite environ 60 % de la population mondiale mais ne dispose que d’un peu plus d’un tiers des ressources en eau douce.
Quelques réservoirs naturels jouent un rôle exceptionnel. Le lac Baïkal, en Sibérie, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996, contient à lui seul environ un cinquième de l’eau douce liquide de surface de la planète. L’Amazone est de loin le fleuve le plus puissant du monde : il apporte à l’océan à peu près un cinquième de toute l’eau douce déversée par les fleuves.
Le cycle de l’eau
Ces réservoirs ne sont pas figés. Sous l’effet du Soleil, l’eau s’évapore des océans, des sols et des plantes, se condense en nuages, retombe en pluie ou en neige, puis rejoint les rivières, les nappes ou les glaciers avant de regagner la mer. C’est ce cycle permanent qui renouvelle l’eau douce disponible : une molécule d’eau ne reste en moyenne que quelques jours dans l’atmosphère, mais peut demeurer des milliers d’années dans une calotte glaciaire ou une nappe profonde.
Un enjeu pour l’avenir
La croissance démographique, l’irrigation agricole, qui est de loin le premier usage de l’eau douce dans le monde, et le changement climatique, qui modifie le régime des pluies et fait fondre les glaciers, accentuent les tensions. Le partage des fleuves et des nappes qui traversent plusieurs pays est une source récurrente de désaccords, ce qui fait de la gestion de l’eau l’un des grands défis de notre siècle.

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