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La fin du pétrole : Le pic de production

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On parle de plus en plus d’un « pic de production », également appelé « pic de Hjbbert», d’après le nom de l’ingénieur américain King Hubbert qui, en 1956, avait réalisé un modèle de prévision concernant le pétrole des Etats-Unis et avait alors prédit e déclin de la production pétrolière américaine au début des années 1970. Pour calculer ce pic de production, on divise la consommation mondiale annuelle par les réserves connues.

Le pic correspond au moment où la production pétrolière commencera à décliner et sera répassée par la hausse de la consommation. Mais nul ne sait quand aura lieu exactement ce pic pétrolier. Les avis divergent, entre ceux qui estiment que l’épuisement des ressources devrait se produire à court terme et ceux qui envisagent une diminution l’agressive de celles-ci.

ceux qui sont pessimistes, en particulier les membres de l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil and Gas), estiment que le pic de production pourrait survenir entre 2010 et 2015. La production atteindrait alors 90 millions de barils/jour, tous hydrocarbures confondus. Et même en cas de nouvelles découvertes, celles-ci seraient immédiate¬ment absorbées par la forte croissance de la consommation.

Selon eux, les chiffres fournis par les pays membres de l’OPEP à la fin des années 1980 ne seraient pas fiables et ne correspondraient pas à leurs véritables réserves prouvées ils considèrent également que les réserves ultimes de pétrole seraient de 2 000 milliards de barils . peux qui sont optimistes, notamment les économistes du Mil (Massachussets Institute of Technology) aux Etats-Unis, rappellent que les prévisions ont toujours été plus aovaises qu’elles ne l’étaient en réalité ; ainsi, à la suite du choc pétrolier de 1973, la british Petroleum avait annoncé que le pic de production aurait lieu en 1985, alors que c production n’a cessé d’augmenter depuis grâce aux progrès techniques, les optimistes comptent sur les progrès technologiques pour atteindre et exploiter de cuvelles ressources à des prix raisonnables. Pour eux, le pic de production ne devrait pas survenir avant 2040. L’USGS (United States Geological Survey) l’envisage au plus tôt . c 2024, tandis que pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’échéance ne serait pas survenir avant 2030.

Les optimistes tablent également sur les réserves ultimes, estimées à 3 000 milliards de barils . Il ne s’agit donc pas, pour eux, d’un déclin brutal mais d’une lente évolution,
maîtrisable.

Mais, que l’on soit optimiste ou pessimiste, on peut s’inquiéter de l’apparent manque manque d’anticipation à l’égard de ce pic de production. Les spécialistes déploient que l’augmentation des investissements à destination de l’exploration, de la production de pétrole H de gaz, ainsi que du transport, ne soit pas plus importante. Or, il est parfois diflicile aux compagnies pétrolières d’investir dans de nouvelles ressources car certains pays, notant ment au Moyen-Orient (Koweït, Arabie Saoudite, Irak) et en Amérique latine (Mexique, Venezuela), leur imposent des limites plus ou moins strictes. Toutefois, les investisse ments mondiaux augmentent de façon régulière, notamment en Russie et en Chine, tandis que la concurrence des compagnies chinoises prend de plus en plus d’ampleur Selon l’IFP, ces investissements en matière d’exploration et de production pourraient atteindre 185 milliards de dollars en 2006.Le pic de production pourrait-il se traduire par un nouveau choc pétrolier ?

Pour se préparer à l’échéance du pic pétrolier, il existe plusieurs réflexions à ce sujet, dont celle consistant à voir les prix (en monnaie réelle) augmenter jusqu’à atteindre une centaine de dollars (2003) par baril. Selon le spécialiste du pétrole Pierre-René Bauquis, professeur associé à l’Ecole du pétrole et des moteurs, « une telle hausse serait nécessaire pour mettre en place des politiques d’économie d’énergie, en particulier dans le secteur du transport automobile, augmenter sans subventions majeures la part des énergies renouvelables, ainsi que la production de carburants de synthèse, relancer les

programmes nucléaires et développer la production d’hydrogène à partir d’énergie nucléaire ».Pour lui, lo meilleur moyen d’éviter une pénurie «serait l’existence d’un consensus sur sa venue ».

Autre menace : les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. Olivier Appert, président de l’institut français du pétrole (IFP), envisage la possibilité d’un déclin directement lié, non seulement au manque d’investissements mais aussi à des raisons géopolitiques : dans l’hypothèse d’un blocage de la situation entre l’Iran et les pays occidentaux (lié à la poursuite du programme nucléaire militaire iranien en dépit de l’opposition de la communauté internationale), trois millions de barils iraniens risqueraient de sortir du marché ; « on se retrouverait alors dans les conditions d’un choc et même d’un pic pétrolier». D’ailleurs, la hausse du prix du pétrole enregistrée ces dernières années serait non seulement liée à la hausse de la demande, mais aussi à des facteurs psychologiques, liés à la multiplication des risques politiques touchant les pays producteurs. Ainsi, en Irak, le conflit a fait chuter la production d’un tiers, soit presque un million de barils/jour ; en Amérique latine, les grèves survenues au Venezuela ont provoqué l’arrêt de la production d’hydrocarbures pendant plusieurs semaines tandis que la nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, décidée par le président Morales, a provoqué de nouvelles inquiétudes.

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