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Les ressources et la demande en uranium de l’énergie

Vous êtes ici : » » Les ressources et la demande en uranium de l’énergie ; écrit le: 10 février 2012 par mariouma modifié le 2 janvier 2019

UraniumLes ressources et la demande en uranium de l'énergie

Les ressources connues d’uranium (récupérables au prix de 130 $ par kg) sont concentrées dans quelques pays, mais présentant de plus faibles risques géopolitiques que pour le pétrole : l’Australie, 23 %, le Kazakhstan, 15 % ; la Russie, 10 % ; le Canada et l’Afrique du Sud, 8 % chacun, les USA 6 %, la Namibie et le Niger, 5 % chacun.

Ces ressources connues sont estimées à 6,3 millions de tonnes (Mt). Les ressources probables et hypothétiques sont estimées à 10,5 Mt. Les ressources non conventionnelles, principalement dans les gisements de phosphates (dont elles constituent des sous-produits), sont estimées à 22 Mt.



On estime que 4 000 millions de tonnes d’uranium sont contenus dans l’eau de mer et le granit, mais leur coût d’extraction les rend non rentables pour la génération actuelle de réacteurs.
Au cours de la dernière décennie, seulement 50 % à*60 % de la consommation d’uranium mondiale ont été fournis par de l’uranium récemment extrait des mines. Le reste, « les ressources secondaires », est venu d’un excédent de stocks commerciaux (environ 20 %), du recyclage des anciens matériaux militaires, et du retraitement du combustible usé.

À l’heure actuelle, ces ressources secondaires sont presque épuisées. La production de mines existantes, qui a été réduite à son minimum, ne peut être augmentée que dans des proportions limitées.

Les récents pics de prix ont encouragé une nouvelle ruée vers l’exploration par des centaines de nouveaux entrants, les « juniors », et plusieurs dizaines de nouveaux projets de production devraient être lancés dans les années à venir. Nous allons bientôt savoir s’il est facile d’augmenter ou non les quantités d’uranium disponible au-delà de celles actuellement existantes.

Afin de  répondre aux linsoin,s des réacteurs, après déduction des ressources secondaires disponibles, la production mondiale d’uranium ilovrail grimper do son niveau actuel de 40 000 tonnes par an à 60 000 t/an d’ici 2015. Il n’y a pas d’inquiétude sur la ressource, mais l’augmentation do la production mondiale de 50 % n’est pas un mince défi.
Les ressources conventionnelles totales dureront plus de 200 ans, si la demande d’uranium se stabilise au niveau actuel, en dessous de 70 000 t/an. Toutefois, ainsi que de nombreuses études l’indiquent, l’expansion de l’énergie nucléaire pourrait devenir nécessaire, en réponse a l’épuisement des combustibles fossiles et à l’impact négatif des émissions de COz. Si l’on considère les perspectives de développement les plus dynamiques de la « Renaissance Nucléaire » envisagées par certains, les ressources classiques et non conventionnelles d’uranium pourraient être épuisées d’ici 2060, en supposant que tous les nouveaux réacteurs seront construits sur la base des technologie actuelle avec une amélioration du cycle du combustible (1,5 % de l’uranium naturel converti en énergie) et dans l’hypothèse de la constitution de réserves pour le fonctionnement des réacteurs existants jusqu’à la fin de leur durée de vie (60 à 80 ans).

Bien sûr, un énorme effort serait nécessaire pour assurer cet approvisionnement. Il est donc clair que, dans le cas où le développement de l’énergie nucléaire deviendrait très dynamique, le déploiement commercial des réacteurs à neutrons rapides devrait avoir lieu autour de 2050 ou même avant. Ces réacteurs utiliseraient l’uranium déjà extrait des mines, constituant un résidu d’exploitation des réacteurs de technologie actuelle, et seraient en mesure d’assurer la fourniture d’électricité à un niveau élevé (6 000 à 9 000 gigawatts pour des milliers d’années). Ce type de réacteur pourrait aussi utiliser plus tard du thorium ou même l’uranium de l’eau de mer et du granit, puisqu’ils convertissent en énergie près de 100 % de l’uranium naturel – rendant cette source d’énergie disponible pour des centaines des milliers d’années.

Les réserves mondiales de combustibles fossiles sont énormes, même si elles sont, par définition, épuisables. Dans un scénario « business as usual » (ceteris paribus), il y a assez de pétrole, de gaz naturel, de charbon et d’uranium pour alimenter une croissance économique robuste. Toutefois, il existe un certain nombre de facteurs qui peuvent créer des tensions et/ou des pénuries :  le changement climatique peut imposer des changements radicaux dans les politiques énergétiques afin de réduire l’intensité en carbone de la consommation d’énergie ; un prix devra être payé pour le carbone et de nouvelles taxes peuvent être imposées ;  les investissements  nécessaires pour développer les réserves existantes pounaiiinl <Hr<; insuffisants ou tardifs ;  les tensions géopolitiques ou le nationalisme des ressources peuvent engendrer des ruptures d’approvisionnement. Dans tous les cas, le prix sera la variable d’ajustement, avec une augmentation probable des inégalités économiques et énergétiques. Nous allons maintenant analyser les positions des pays exportateurs de pétrole et de gaz et celles des pays importateurs.

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