La Russie, pays consommateur

> > La Russie, pays consommateur ; écrit le: 11 février 2012 par mariouma modifié le 2 janvier 2019

  La Russie , pays consommateur

Pays industrialisé et peuplé de 142 millions d’habitants, la Réussie   fait partie du club privilégié des Nations grandes consommatrice d’énergie. Sa consommation est très largement définie par son climat l’étendue de son territoire et sa structure industrielle. Les grands États   peu peuplés tels que le Canada ou l’Australie tendent à avoir une consommation d’énergie élevée par habitant. Les pays Nordiques tels que la Norvège ou la Suède sont également caractérisés par un taux élevé de consommation énergétique primaire par habitant, permettant de garantir un niveau de vie et de confort élevé. La situation en Russie est quelque peu différente : alors que la consommation d’énergie moyenne par habitant est comparable à celle des autres nations industrialisées, la prospérité du citoyen russe moyen, mesurée en PIB par habitant, est à la traîne. L’intensité énergétique en Russie reste élevée, en partie car les industries à forte intensité énergétique telles que la métallurgie et la pétrochimie représentent une part prédominante de la production industrielle. L’état déplorable dans lequel se trouvent certains équipements ne favorise pas non plus l’amélioration de l’efficacité. À titre d’exemple, une usine du secteur métallurgique russe a besoin en moyenne d’au moins deux fois plus d’énergie pour produire une tonne d’acier qu’une usine allemande. « Là [dans les économies d’énergie , nous avons un vaste potentiel, malheureusement inexploité. Nos gaspillages sont indécents et la capacité d’économies d’énergie est estimée à près de 45 % de notre consommation totale d’énergie. Un tiers de nos ressources énergétiques sont perdues ou utilisées de manière inefficace », reconnaît l’ex-Premier ministre, Viktor Zoubkov 35.

La demande énergétique tirée à la hausse de 1999 à 2008 laissait craindre un déficit de gaz et des pénuries d’électricité proches. Cependant, la crise a entraîné un net recul de la demande gazière en Europe et en Russie en 2009. Toutefois, la reprise économique pourrait remettre à l’ordre du jour des difficultés d’approvisionnement à moyen terme. Le déclin des champs en exploitation se poursuit et le délai requis pour la mise en production de nouveaux gisements s’allonge : la production de gaz sur la Péninsule de Yamal ne pourra débuter avant 2012, et celle de Chtokman, avant 2016 au plus tôt.
Le développement accéléré de la production de gaz en Sibérie occidentale et la construction de gazoducs transcontinentaux avait entraîné au cours des années 1980 l’accroissement de la part du gaz naturel dans la génération électrique, au détriment du charbon et du pétrole. De fait, la part croissante du gaz a eu un impact environnemental positif dans la partie européenne du pays. La part du charbon dans la génération électrique reste élevée en Sibérie, où se trouvent les grandes zones de production de ce minerai. La part du gaz dans la consommation d’énergie primaire en Russie s’est accrue de 42 % à 54 % depuis 1990, tandis que celle du pétrole et du charbon ont vu leur part décliner à 19 % et 16 % respectivement. Aujourd’hui, environ la moitié de l’électricité provient des centrales à gaz  . Notons que  les centrales actuelles sont très énergivores et que leur modernisation permettrait d’économiser de grandes quantités de gaz, en ayant recourt notamment à la technologie à cycle combiné au gaz dont le rendement est beaucoup plus élevé.
La réduction de la dépendance de la balance énergétique vis-à-vis du gaz et le développement des sources d’électricité à base de charbon ou de nucléaire devraient contribuer à rééquilibrer la consommation d’énergie primaire et libérer ainsi des volumes de gaz pour l’exportation. L’agence fédérale pour l’énergie nucléaire (Rosatom) prévoit de construire 40 réacteurs nucléaires au cours des 25 prochaines années, ce qui augmenterait la part du nucléaire à 25 % (contre 16 % en 2007 Cependant, le programme nucléaire apparaît irréaliste au regard des moyens disponibles et du manque de main-d’œuvre qualifiée pour atteindre ces objectifs
Après une décennie de gaz bon marché, le gouvernement russe a pris la décision en 2006 d’introduire une grande réforme des tarifs les prix du gaz vont être graduellement augmentés pour atteindre le niveau européen (déduction faite du coût du transport et des taxes Des prix plus élevés devraient stimuler l’adoption de technologies plus économes dans l’industrie et inciter les compagnies à développer de nouveaux champs gaziers : le développement coûteux des gisements de la péninsule de Yamal devrait par exemple devenir économiquement rentable.
L’accroissement des prix pourrait cependant avoir un impact   sur la demande, en raison notamment de la faible élasticité du prix. Prenons l’exemple du chauffage urbain : des factures de gaz plus che-

de centrales nucléaires en exploitation. Mais la dynamique de l’industrie nucléaire de l’Union soviétique s’est érodée après l’accident de TchoJ nobyl en 1986 et la dissolution de l’URSS en 1991. Il n’y a eu aucune construction de nouvelle centrale nucléaire depuis cette période ; une parole  des ouvrages en cours de construction ont été arrêtés ; et dans la pratique  il n’y eu a guère de nouvelles embauches dans l’industrie nucléaire au seam large.
En 2005, le gouvernement russe, sous l’impulsion du président Vladimir Poutine, a décidé de revitaliser l’industrie nucléaire. Il a créé un  Agence Fédérale pour l’Énergie Atomique, connue sous le nom de Rostom, et placée sous la direction de Sergueï Kirienko, ancien pierrière «r ministre ; elle comprend à la fois des activités militaires et civiles. En 200~ Rosatom est devenue une société de droit privé. Le gouvernement a également créé une nouvelle société par actions, Atomenergoprom (AEP), appelée à agir comme la holding de toutes les entreprises nucléaires russes, T compris prochainement le producteur d’électricité nucléaire, Rosenerg  tom. AEP restera majoritairement détenue par Rosatom (qui détient actuellement 100 % de son capital), mais sera en mesure de financer ses activités par le recours au marché et aux investisseurs extérieurs.
Des sceptiques  pensent que l’objectif de développer l’énergique  nucléaire ne sera pas atteint en Russie en raison du manque de jeunes ingénieurs, de scientifiques et de travailleurs qualifiés dans l’énergie nucléaire étant donné que d’autres secteurs paient mieux et sont plus prestigieux. Ex outre, ils citent la relative obsolescence de nombreuses installations . l’industrie nucléaire. Ils notent aussi que sous l’autorité de la nouvelle équipe de direction, les objectifs de production d’électricité d’origine nucléaire n’ont pas été atteints : cinq centrales nucléaires inachevées étaient censées être terminées et mises en service en 2007. En fait, il n’y est a eu que deux. Par ailleurs, les facteurs de charge des centrales existantes n’ont pas été autant améliorés que prévu.
Néanmoins, l’industrie nucléaire russe détient encore des atouts de  pourraient faciliter le développement futur.

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