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Blattes, cafards et blattodea

Vous êtes ici : » » Blattes, cafards et blattodea ; écrit le: 26 mars 2012 par chayma modifié le 17 novembre 2014

Blattes, cafards et blattodeaL’ordre des dictyoptères (Dictyoptera) regroupe trois sous-ordres, les mantes <Mantodea), les termites (Isoptera) et les blattes (Blattodea). Ces dernières se distinguent aisément des deux autres groupes par leur corps aplati, leurs longues antennes et par leur vie non sociale.

Les blattes sont des insectes à métamorphoses incomplètes au corps plat, de couleur jaune à brunâtre. Leur pronotum est très développé et forme un bouclier qui protège la tête. Celle-ci porte deux gros yeux allongés, composés d’ommatidies en cônes ; les antennes sont longues et filiformes. La plupart des blattes possèdent des ailes, réduites ou absentes chez certaines espèces, mais même les formes ailées volent assez peu, les blattes, avec leurs trois paires de pattes très efficaces, étant surtout taillées pour la course. L’abdomen présente des glandes cutanées qui émettent une sécrétion jouant un rôle important au moment de l’accouplement.



La reproduction

Le prélude à l’accouplement est assez élaboré. Après des attouchements par les antennes, le mâle ouvre ses ailes et dévoile ses petites fossettes dorsales contenant les glandes cutanées, qu’il présente à la femelle à reculons. Cette dernière lèche alors les sécrétions tandis que le mâle se glisse sous elle pour copuler, l’accouplement ayant finalement lieu lorsque les deux partenaires se tournent le dos.

Grâce à l’ovipositeur de la femelle, les œufs sont rangés dans une sorte de bourse, l’oothèque, que les blattes placent en lieu sûr. Un grand nombre d’espèces la conservent dans une poche sous-génitale durant la période de formation de l’embryon, ne la déposant que un ou deux jours avant l’éclosion, ou la gardant jusqu’a la naissance des jeunes (ovoviviparité). La parthénogenèse est rare chez les blattes.

Il arrive parfois que jeunes et adultes cohabitent dans les sites favorables, certaines femelles ovovivipares semblant même s’intéresser à leur progéniture. On connaît des espèces dont les femelles laissent les jeunes s’installer sur leur dos ou sous leur corps.

La vie dans les forêts tropicales humides

Les blattes des régions chaudes du globe affectionnent les lieux humides et sombres. Ainsi, la forêt ombrophile des tropiques constitue leur domaine de prédilection.

Ces insectes omnivores vivent le plus sou vent dans la litière (feuilles mortes, mousses, écorces) ; certaines espèces vivent en permanence dans les grottes, telles les Alluaudellina d’Afrique orientale. On connaît également des blattes cavernicoles qui se nourrissent des déjections de chauves-souris : elles sont parfois si nombreuses que le guano semble bouger!

Par ailleurs, il est intéressant de noter que, comme les termites, certaines blattes xylophages (qui se nourrissent de bois et  de matières ligneuses) digèrent la cellulose grâce à la présence de micro-organismes constitués d’une seule cellule (les protistes) dans leur intestin.

Quelques blattes amphibies de la sous- famille des épilamprinés (Sud-est asiatique) vivent sur le bois flottant des rivières ou dans les réservoirs naturels des broméliacées (famille de l’ananas). Par ailleurs, on connaît des blattes fouisseuses adaptées aux déserts, comme Anisogamia tamerlana (Sahara); ou Ectobius lapponicus, répandue en Europe septentrionale et qui prospère en Laponie.

La plupart des blattes sont nocturnes ou aiment l’ombre (elles sont sciaphiles) ; toutefois, certaines formes orientales exhibent des couleurs vives, imitant ainsi les coléoptères qui partagent les mêmes niches écologiques.

Vidéo : Blattes, cafards et blattodea

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