Anguilles, murènes et anguilliformes

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Les anguilliformes, avec près de 600 espèces, correspondent aux poissons que l’on désignait autrefois sous le nom d’apodes, rappelant l’absence de nageoires pelviennes. Nombre de leurs caractères sont primitifs : écailles cycloïdes ou absentes, nageoires soutenues par des rayons mous, caudale en continuité avec la dorsale et l’anale, et vessie natatoire communiquant avec l’œsophage.

Le monde des apodes

Les apodes sont les hôtes des milieux les plus divers, des eaux douces aux grandes profondeurs marines. Certains creusent des terriers sur fond de vase ou de boue en eau peu profonde ; d’autres utilisent toutes les cachettes des zones rocheuses ou récifales; d’autres encore, méso- ou bathypélagiques, peuplent les eaux marines où ne parvient jamais la lumière.

On connaît une quinzaine d’espèces d’anguilles, présentes dans toutes les mers tropicales et tempérées, à l’exception de l’Atlantique Sud et du Pacifique Est. Certains spécialistes ont suggéré que l’anguille de la côte orientale d’Amérique du Nord appartenait à la même espèce que l’anguille européenne; certaines de ses larves, au lieu de rejoindre les côtes américaines proches, seraient entraînées par la dérive nord-atlantique et atteindraient ainsi les côtes d’Europe. Cette hypothèse est considérée comme très douteuse par la majorité des ichtyologistes.

Congres et murènes

Alors que les anguilles ont de minuscules écailles incluses dans la peau, les congres et les murènes ont la peau nue. On reconnaît le congre de l’Atlantique et de la Méditerranée au fait que sa mâchoire supérieure déborde la mandibule (c’est l’inverse chez l’anguille) et que sa dorsale commence au-dessus des pectorales (très en arrière chez l’anguille).Il peut atteindre 2,50 m pour une trentaine de kilos. Très vorace, il s’abrite le jour sous les rochers et chasse surtout de nuit grâce à son odorat très développé ; il se nourrit des proies les plus variées, y compris de pieuvres. Sa morsure est douloureuse bien que non venimeuse.

Les murènes, hôtes des mers tropicales et tempérées comme les congres, se reconnaissent à l’absence de pectorales et à leurs dents en forme de crocs; celles-ci peuvent inoculer une toxine plus ou moins active sécrétée par les tissus buccaux. Les espèces tropicales atteignent 3 mètres, mais la murène commune ne dépasse guère 1,30 m. Sa chair est grasse mais appréciée des connaisseurs.[tab:VIDEOS] [tab:END]

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