criquets

> > criquets ; écrit le: 30 mars 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Les cælifères se différencient aisément des ensifères par leurs petites antennes et par l’ovipositeur réduit des femelles, qui n’est jamais modifié en tarière. De nombreuses espèces sont de la même couleur terne que leur support, mais leurs ailes postérieures membraneuses, qu’elles dévoilent brusquement en s’envolant, sont au contraire richement colorées.

Les acridiens, le principal groupe de cælifères, regroupent environ 8 000 espèces connues, la plupart vivant sous .es tropiques. Ces insectes se distinguent par une tête robuste qui porte de gros yeux composés, présentant le plus sou­vent 3 ocelles. Les antennes sont souvent, terminées en massue. Le pronotum est généralement caréné sur le dessus et sur les côtés. D’ordinaire, les acridiens ont des ailes normalement développées, qui peuvent toutefois régresser ou même disparaître chez les espèces insulaires, d’altitude ou de forêts denses. Les tarses des pattes n’ont que 3 segments.

Les mécanismes de stridulation des acridiens sont originaux et variés. On distingue le type fémoro-élytral (un fémur postérieur omé de dents frotte un élytre lisse), le type élytro-fémoral (un fémur postérieur lisse frotte un élytre dentelé), le type tibioélytral (les épines internes des tibias postérieurs font vibrer des nervures de l’élytre) et le type élytro-alaire (où des nervures de .a face interne des élytres frottent contre des nervures dentelées des ailes).

Des habitants des régions chaudes

Les criquets sont surtout répandus sous les tropiques, même si un certain nombre d’espèces abondent en régions tempérées et dans la zone alpine.

L’accouplement peut être précédé d’une parade nuptiale durant laquelle le mâle tourne autour de la femelle, vole et stridule. Le plus souvent, la femelle pond ses œufs dans une oothèque enfouie dans le sol; mais, comme son ovipositeur est réduit, l’abdomen tout entier joue le rôle de tarière pour enfouir les œufs à une profondeur suffisante. Selon les espèces, le nombre d’œufs pondus varie de 10 à 400. La femelle recouvre ensuite le trou de ponte. D’ordinaire, une femelle produit 2 ou 3 oothèques durant son existence, mais les espèces migratrices en donnent jusqu’à une douzaine. Cette fertilité est compensée par le fait que les œufs sont souvent parasités par des hyménoptères ou dévorés par divers insectes ou acariens. La période d’incubation varie selon les conditions de l’environnement, la chaleur humide étant la plus favorable.

En milieu défavorable, l’embryon peut entrer en diapause pendant de nombreux mois, en attendant, par exemple, le retour des pluies. Selon les espèces, il faut 5 à 8 stades juvéniles pour parvenir à l’insecte parfait, la sécheresse et le froid augmentant le nombre de stades de développement. Par ailleurs, les femelles, dont la taille est supérieure à celle du mâle, ont 2 stades juvéniles supplémentaires.

Les criquets migrateurs

Dans certaines conditions d’environnement, quelques espèces de criquets, comme le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria), changent à la fois d’aspect externe et de comportement. C’est ainsi qu’une espèce solitaire et indolente comme le criquet migrateur dans sa phase solitaire (forme danica) se transforme en espèce bariolée très active dans sa phase grégai­re. Les solitaires ont une tête moins large, un pronotum bombé, des élytres et des fémurs plus courts que les criquets gré­gaires, beaucoup plus spectaculaires. Leur importance économique est considérable, car ils déferlent en nuées sur les cultures, ne laissant rien subsister après leur passage. Pour les combattre efficacement, il faut repérer les aires de regroupement de ces envahisseurs, qui peuvent ainsi être bloqués dans leur essor.

Vidéo : criquets

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : criquets

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