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L’aspect et le poids du cerveau

Vous êtes ici : » » L’aspect et le poids du cerveau ; écrit le: 13 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

1Les modifications ne peuvent être constatées qu’après le décès. Certaines sont observées du vivant de la personne âgée grâce à l’imagerie médicale.
Les méninges. Il est classique de dire que la dure-mère est par endroits adhérente à la voûte crânienne, que la pie-mère et l’arachnoïde sont épaissies et opaques, que les granulations arachnoïdiennes sont envahies par la fibrose et parfois calcifiées.
Le cerveau. Les circonvolutions cérébrales deviendraient plus étroites et les sillons plus larges, l’écorce cérébrale et la substance blanche seraient moins épaisses : il en résulterait une dilatation des espaces sous-arachnoïdiens. Ces modifications ne sont jamais aussi importantes que dans la maladie d’Alzheimer. En fait, le cerveau peut conserver un aspect normal jusqu’à un âge avancé.
La dimension des ventricules cérébraux a été appréciée par encéphalo-ventriculographies, elle l’est actuellement par les techniques d’imagerie médicale : Tomodensitométrie céphalique (scannographie). Caméra à positons découvrent des ventricules dilatés et des sillons corticaux élargis, signifiant l’existence d’une atrophie cérébrale. S.A. Barron, W.R. Kinkel et L. Jacobs , sur 104 sujets de 1 à 90 ans, ont constaté dès 1970 une augmentation moyenne des ventricules latéraux de 1 % par décennie. C. Gyldensted (1976-1977) , d’après l’étude de 100 sujets normaux, a fait la même constatation. G. Haug , sur plus de 170 patients normaux, trouve aussi une légère variation en fonction de l’âge.Remarquons, à propos de l’aspect extérieur du cerveau, qu’il ne donne pas une idée des capacités de celui auquel il appartient, pas plus qu’un violon ne se signale comme capable d’exprimer Mozart ou Bela Bartok.
Le poids du cerveau. De nombreuses études ont été réalisées. Leur valeur est diminuée par le fait qu’elles ne mentionnent généralement pas la cause de la mort, le temps écoulé depuis la mort, la pesée avec ou sans les méninges, avec ou sans le tronc cérébral… En 1860, R. Boyd  signalait que le cerveau de l’Homme a perdu approximativement 90 g à 80 ans. R. Pearl (1922)  trouva, d’après l’étude de 3134 cerveaux d’adultes (2 100 hommes et 1 034 femmes), une régression linéaire du poids du cerveau de 20 à 80 ans. Appel et Appel (1942)  ont constaté sur 2 752 cerveaux la diminution progressive du poids. Pakkenberg et Voigt (1 964) , sur 1 090 cerveaux de 25 à 70 ans, ont trouvé que la diminution du poids est d’environ 100 g, chiffre qui est celui donné par Boyd un siècle plus tôt.
En conclusion, le poids du cerveau paraît décroître d’environ 100 g de 20 à 90 ans. Cette perte est probablement plus la conséquence d’une diminution de la teneur en eau que de la perte de neurones car elle se retrouve dans tous les tissus. Ajoutons que ces mesures ont été faites dans les hôpitaux et donc chez des personnes mortes après une longue maladie et non chez des décédés après le seul vieillissement.Les plaques séniles sont des aires arrondies situées sur l’écorce. Comme leur nom l’indique, elles ont la forme de plaques qui atteignent de 50 à 100 microns de diamètre. Elles sont faites d’un mélange inextricable de prolongements gliaux et de terminaisons neuronales agglomérées en dégénérescence. Elles ne contiennent aucun neurone vivant. Au centre, est une substance amorphe amyloïde, peptide qui dériverait d’un précurseur codé par un gène localisé sur le chromosome 21. L’origine de ces plaques est mal connue ; la lésion initiale paraît siéger sur les prolongements, la mort du neurone suit. On en trouve en plus grande quantité dans les cas de démences séniles.2

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