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L’eau salée chauffe-t-elle plus vite que l’eau douce ?

Vous êtes ici : » » L’eau salée chauffe-t-elle plus vite que l’eau douce ? ; écrit le: 9 mars 2012 par Hela modifié le 17 novembre 2014

L’eau salée et l’eau douce

L'eau salée chauffe-t-elle plus vite que l'eau douce ?Comme pour l’effet Mpemba, plusieurs facteurs entrent en compte et Ies expériences sont difficilement reproductibles à l’identique.

L’ajout de sel, comme d’ailleurs d’autres substances solubles, augmente température à laquelle l’eau commence à bouillir. Une fois dans l’eau, Ies ions chlorure et sodium s’entourent de molécules d’eau dont ils entravent le mouvement, les empêchant de quitter le liquide. L’augmentation de température d’ébullition, qui croît avec la concentration, reste toutefois mini (4 °C en ajoutant 140 g de sel par litre d’eau, 1,5 °C avec 70 g, ce qui représente déjà une eau très salée). L’eau de mer, avec ses 3,5 % de sel, bout généralement à partir de 100,6 °C.



A masse égale, la capacité calorifique de l’eau salée, c’est-à-dire la chaleur à pour élever sa température d’un degré, est plus faible que pour l’eau Pour élever la température d’un kilogramme d’eau de un degré, il faut 4.18 kilojoules (une kilocalorie). Dans le cas d’un kilogramme de saumure, ire d’une solution contenant 20 % de sel, 3,51 kilojoules suffisent. En fournissant la même quantité d’énergie, l’élévation de température serait plus dans le cas de léau salée que dans celui de l’eau douce. En revanche, si raisonne pas à masse égale, mais si l’on considère un kilogramme d’eau on a ajouté une certaine quantité de sel, il faut fournir plus d’énergie car il faut chauffer et l’eau et le sel.

Le phénomène d’évaporation vient compliquer les choses. Difficile à quantifier, il de la quantité d’eau à chauffer, de la forme du récipient qui la contient, qui lui même peut être ouvert ou fermé… La présence de sel aurait tendance à réduire l’évaporation laissant plus de chaleur disponible pour augmenter la température de l’eau. En revanche, si l’eau douce s’évapore plus facilement, la é de liquide restant à chauffer est moindre, ce qui contribue également à favoriser une hausse de température.

Parfois aussi, on observe un retard à l’ébullition : l’eau pure ne bout pas lorsque l’on atteint 100 °C, même à la pression atmosphérique normale. Cet état métastable cesse si l’on introduit un germe d’ébullition, par exemple un cristal de sel. C’est la raison pour laquelle une casserole d’eau très chaude se met à bouillir lorsqu’on ajoute une pincée de sel.

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