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Lions

Vous êtes ici : » » Lions ; écrit le: 13 avril 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Lions

Comme tous les félins, le lion est un prédateur, charognard à l’occasion. Si le lion a pu être vu comme le roi des animaux, on peut dire que le mâle est un roi fainéant, bâfreur et querelleur. En effet, le mâle adulte partage essentiellement son temps entre la randonnée de surveillance de son territoire et le repos. Les lionnes assurent l’essentiel des chasses et approvisionnent ainsi mâles et lionceaux. Les lions peuvent attaquer des proies aussi grosses qu’un baffle adulte, mais se contentent le plus souvent d’un gibier plus petit. Les lionnes encerclent discrètement la proie choisie, certaines se laissant voir pendant que d’autres se mettent à l’affût à quelques dizaines de mètres du gibier, et les chasseuses, une ou deux lionnes, parfois le lion, chargent avec un honorable 40 à 60 km/h qui ne permet cependant pas d’erreur. Les proies terrassées sont souvent étouffées par morsure au museau ou à la gorge. Les lions adultes ont besoin en moyenne de 4 à 8 kilos de viande par jour, mais ils ne dédaignent pas reptiles et rongeurs.



Le seul félin vraiment sociable

Les lions sont sociables : leurs groupes sont fondés sur l’association familiale des lionnes adultes et la dominance territoriale de quelques mâles. Le noyau stable des lionnes se laisse investir par le groupe des mâles les plus forts; un lion seul, même en pleine force, n’a aucune chance face à un duo ou un trio de jeunes lions : les mâles sont donc obligés de s’associer s’ils veulent faire partie d’une troupe. Les lions dominants patrouillent régulièrement sur le territoire qu’ils défendent en le délimitant par des marquages olfactifs et sonores (jets d’urine et rugissements). En cas d’affrontement entre mâles, les crinières, qui ont un rôle d’esbroufe en faisant paraître les mâles plus gros qu’ils ne sont, permettent aussi d’éviter des blessures graves lors des corps à corps. En général, les lions les plus faibles évaluent très vite le rapport des forces et cèdent le terrain sans insister. Quand les lionnes entrent en chaleur (de façon dispersée dans le temps), il n’y a pas de rivalité entre les mâles du groupe. Les lionceaux de tous âges sont allaités et surveillés indifféremment par n’importe quelle lionne ayant du lait. Lorsqu’une grosse proie a été tuée, même par les lionnes, ce sont les lions qui en mangent en premier si tout le monde ne peut pas prendre place côte à côte ; puis viennent les lionnes adultes ; enfin, les juvéniles et les lionceaux peuvent s’approcher.

L’image obsédante du lion

Bien avant l’Antiquité, l’homme a craint et admiré le grand fauve, alors rival imbattable et voisin menaçant. Désigner le roi des animaux et le combattre, c’était une façon de se désigner soi-même comme le roi des humains ; les souverains antiques ne se sont pas privés de ces prestigieuses chasses au lion. Même détesté, le lion ornait bijoux et bâtiments. Au Moyen Age, les Européens, friands de symboles valorisants, privilégiaient volontiers l’ours et le loup dans leurs armes et blasons. Le loup disparut vite, mais l’ours resta longtemps dominant. Quand l’Orient et l’Afrique furent mieux connus, le lion revint en force dans les représentations, et, avec l’aigle, supplanta peu à peu l’ours dans l’héraldique européenne.

Vidéo : Lions

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Lions

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