Actinoptérygiens
Les actinoptérygiens, ou « poissons à nageoires rayonnées », forment le groupe de vertébrés qui réunit la très grande majorité des poissons actuels, de la sardine au thon en passant par la carpe. Leurs nageoires sont soutenues par de fins rayons osseux, d’où leur nom, tiré du grec aktis, rayon, et pteryx, aile ou nageoire. Avec plusieurs dizaines de milliers d’espèces décrites, ils représentent environ la moitié des vertébrés connus.
Description générale
Au sens populaire, presque tous les « poissons » sont des actinoptérygiens. Font exception les requins et les raies, au squelette cartilagineux, ainsi que le cœlacanthe et les dipneustes, qui appartiennent aux sarcoptérygiens, les poissons à nageoires charnues, lignée dont descendent aussi les vertébrés terrestres.
Leur corps est le plus souvent couvert d’écailles osseuses et ils possèdent en général une vessie natatoire, une poche remplie de gaz qui leur permet de régler leur flottabilité sans effort. Cet organe dérive d’un poumon primitif : chez certaines espèces anciennes, comme les polyptères, il sert encore à respirer l’air.
Quelques caractères propres
- Les nageoires sont tendues sur des rayons osseux, les lépidotriches, et non portées par un lobe charnu.
- Chez les formes primitives, les écailles sont épaisses, losangiques et recouvertes d’une substance brillante et dure, la ganoïne ; on les observe encore chez les polyptères et les lépisostées.
- Chez les téléostéens, les écailles s’amincissent et deviennent souples, rondes ou munies de petites épines.
- Une seule nageoire dorsale est présente à l’origine, même si elle peut se subdiviser secondairement.
Une diversité exceptionnelle

Les téléostéens, apparus plus tard, constituent l’immense majorité des espèces actuelles. Leur mâchoire mobile, capable de se projeter vers l’avant, et la grande variété de leurs formes leur ont permis d’exploiter presque toutes les ressources alimentaires des milieux aquatiques.
Les actinoptérygiens colonisent en effet tous les habitats aquatiques : mers et océans, des récifs coralliens aux grandes profondeurs, rivières, lacs de montagne, eaux saumâtres des estuaires, sources chaudes ou mers polaires, où certaines espèces produisent des protéines antigel. Leurs tailles, leurs régimes et leurs comportements sont d’une variété extrême, des minuscules gobies aux grands thons migrateurs.
Exemples et origines
Quelques représentants permettent de mesurer cette diversité :
- le polyptère (Polypterus senegalus) et le lépisostée osseux (Lepisosteus osseus), lignées anciennes ;
- l’esturgeon de Sibérie (Acipenser baerii), au squelette en partie cartilagineux ;
- l’anguille européenne (Anguilla anguilla) et le saumon atlantique (Salmo salar), grands migrateurs ;
- le thon rouge (Thunnus thynnus), le Saint-Pierre (Zeus faber) et la perche (Perca fluviatilis).
Les plus anciens restes attribués au groupe sont des écailles isolées datant de la fin du Silurien, il y a environ 420 millions d’années. Des poissons fossiles complets, comme Cheirolepis, apparaissent au Dévonien.



1 réponses pour "Actinoptérygiens"
Je confirme effectivement, reporte toi à la classification phylogénétique, tu les trouvera bien dans cette classe
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