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Chameau, dromadaire

Vous êtes ici : » » Chameau, dromadaire ; écrit le: 28 mars 2012 par chayma modifié le 17 novembre 2014

Chameau, dromadaireOriginaires d’Amérique, où ils ont aujourd’hui disparu, les camélidés franchirent le détroit de Béring et se dispersèrent à travers l’Asie il y a 2 ou 3 millions d’années. Le dromadaire se rencontre dans les zones chaudes et sèches, de l’Afrique du Nord jusqu’en Inde, en passant par tous les pays du Moyen-Orient. Le chameau, animal de désert froid, occupe les hauts plateaux du Tibet, de la Chine et de la Mongolie.

La bosse, une réserve de graisse

La puissance du massif facial du dromadaire s’explique par une alimentation composée principalement de plantes coriaces et ligneuses. Sa lèvre supérieure, très musculeuse, fendue sur plus de 3 centimètres, facilite le passage des épines d’acacia. Les deux incisives latérales supérieures en forme de canines servent de gouttière par laquelle il égrappe le feuillage et les épines.

Mis à part quelques plantes toxiques telles que le laurier, les camélidés avalent tout ce qui se trouve à leur portée. Le cou, très long, permet aussi bien de paître que de brouter les feuillages à 3 mètres du sol. Un puissant ligament cervical, gros comme un bras, permet le va-et-vient de la tête de bas en haut. La bosse n’est qu’une simple accumulation de graisse qui tient lieu de réserve. Lorsque les conditions sont difficiles et que la nourriture manque, elle se résorbe progressivement et peut même disparaître.



Un pied fragile adapté aux terrains plats

Les camélidés, qui sont dépourvus de sabots et n’ont conservé que des ongles très réduits, ont été rangés dans le groupe des tylopodes. Les deux phalanges sont réunies entre elles par un large coussinet

plantaire élastique, protégé par une semelle épaisse et calleuse. Ce coussinet est composé de deux masses graisseuses et fluides placées sous chaque doigt; elles s’écrasent sous la pression du pied pour occuper toute la surface plantaire.

La patte et le pied sont adaptés aux régions plates et sablonneuses et ces animaux n’apprécient guère les milieux accidentés.

Trois semaines sans boire

Durant les six mois d’hiver, le dromadaire n’a généralement pas besoin de s’abreuver; il se contente de l’eau contenue dans le fourrage. Malgré une nourriture sèche composée de dattes et de foin, il arrive qu’il passe trois semaines sans boire et traverse sans difficulté 800 ou 1 000 kilomètres de désert. L’été, exposé en plein soleil par 70 °C, un dromadaire au repos peut résister une quinzaine de jours sans s’abreuver. A l’arrivée au puits, il peut absorber près de 100 litres d’eau en moins de dix minutes. L’eau est immédiatement répartie dans les différents tissus de l’organisme. En effet, la résistance du dromadaire à la déshydratation est due à des aptitudes physiologiques élaborées afin de réduire les pertes; c’est ainsi qu’il peut faire varier de 7 litres à 50 centilitres sa quantité d’urine quotidienne.

Par forte chaleur, le dromadaire n’augmente pas son rythme respiratoire (à l’inverse de la plupart des mammifères), ce qui a pour effet de refroidir le corps, mais aussi d’accélérer les pertes d’eau. Il laisse, en quelque sorte, «monter la fièvre». Alors que la température du corps, chez les mammifères, doit être maintenue aux alentours de 37 °C, le dromadaire peut la laisser monter jusqu’à près de 41 °C, sans transpirer.

Vidéo : Chameau, dromadaire

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