➔ ENVIRONNEMENT

Chats domestique et sauvages

> > Chats domestique et sauvages ; écrit le: 28 mars 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014


Les petits félidés du genre Felis sont à bien des égards très proches des grands félins comme le lion, la panthère et le tigre. Ces petits carnivores au corps souple ont en effet une denture et des mœurs apparentées à celles des seigneurs de la brousse. Ils s’en éloignent toutefois par leur petite taille et par certains caractères anatomiques et éthologiques : un os hyoïde bien ossifié qui les empêche de rugir, des griffes le plus souvent rétractiles et un museau glabre.

Des carnivores solitaires

La denture caractéristique des chats, aux canines longues et acérées et aux carnassières coupantes, témoigne  de leurs mœurs carnivores. Leurs griffes recourbées, acérées et généralement rétractiles (dans l’extrémité des soles plantaires, garnies de coussinets épais), sont liées au mode de chasse de ces prédateurs.

Les chats sauvages occupent divers biotopes, bois de feuillus, steppes et dunes sableuses, mais ils restent essentiellement sylvicoles ; ils s’approprient de vastes territoires de chasse, qui atteignent parfois une centaine d’hectares. Les limites de ces domaines sont marquées par divers moyens : urine, produits des glandes sébacées ou anales, excréments chez le mâle. Les femelles, quant à elles, enterrent leurs excréments, un comportement qui s’est transmis au chat domestique. Les territoires sont âprement défendus, mais, lorsqu’ils se chevauchent légèrement, leurs propriétaires s’évitent et ne se livrent pas de combats. Ce comportement se retrouve également chez le chat domestique, chez qui les mâles errants sont ignorés.

Vingt-huit espèces de «chats»

Les petits félidés (genre Felis) sont largement répandus dans le monde, mis à part l’Australie, la Nouvelle-Zélande (où existe évidemment le chat domestique) et les régions les plus froides. Les deux lynx F. lynx et F. rufus et le puma (F. conco- lor) sont d’authentiques Felis, mais leur aspect et leur taille leur ont valu très tôt des noms vernaculaires distincts et le grand public ne les considère pas d’ordi­naire comme des gros «chats».


L’aire de distribution du chat sauvage (F. silvestris) recouvre très largement l’Eurasie et l’Afrique. C’est la raison pour laquelle il s’est différencié en trois sous-espèces : F. s. silvestris, de l’Es­pagne à l’Oural et à l’Asie Mineure ; F. s. libyca, en Afrique, et F. s. ornata, en Asie méridionale. La première sous-espèce possède une robe rayée transversalement et parcourue par une ligne som­bre longitudinale sur le dos; sa queue est touffue, annelée et à apex noir. Le deuxième est plus clair, sa robe s’accordant avec un environnement plus dénudé. La troisième, plus petite, présente des taches régulièrement disposées. Le chat sauvage est un animal nocturne qui pourchasse mammifères et oiseaux. Le chat domestique (sous-espèce F. s. catus) est largement polymorphe, le mâle étant généralement plus sombre que la femelle.

Des chats à distribution plus restreinte

Si le chat domestique est cosmopolite et son cousin sauvage répandu dans les régions éthiopienne et paléarctique, un grand nombre d’autres chats ont une répartition nettement plus réduite. Le chat de Mongolie (F. bieti) reste confiné à l’Asie centrale : ouest de la Chine et sud de la Mongolie. Ce chat allongé (jusqu’à 85 cm de long) est dépourvu de rayure dorsale. Sa fourrure, très dense en hiver, lui permet de supporter les rigueurs du froid. Il habite les fourrés et les bois clairs des régions montagneuses. Le chat de Tenminck (F. tenmincki), à la robe brun doré uniforme, porte une tête caractéristique rayée de blanc, de bleu et de gris. Il se rencontre dans les forêts d’Asie, du Népal à la Chine méridionale et à Sumatra. Le chat de Bornéo (F. badia), d’un brun roux vif uniforme, fréquente les fourrés en terrain rocheux. Le chat à pattes noires (F. nigripes), le plus petit des félidés, se distingue par un pelage brun clair et par des taches sous les pattes. Cet animal des régions arides d’Afrique australe vit dans les savanes, où il chasse rongeurs et insectes. Le chat doré d’Afri­que (F. aurata) peuple les forêts et les brousses denses d’Afrique : son pelage est brun noisette à gris argenté, et ses oreilles sont petites et arrondies. Le chat viverrin (F. viverrina) vit en Inde et en Chine, ainsi qu’à Java et à Sumatra. Cet habitant des forêts humides apprécie les points d’eau, où il trouve une partie de ses proies favorites, poissons et crustacés. Le chat à tête plate (F. planiceps), de la région malaise, est également un pêcheur, qui s’attaque volontiers aux poissons et aux amphibiens.

Jaguarondi, chaus et autres manuls

Le jaguarondi CF. yagoua- roundi), un chat d’Amérique (de l’Arizona au nord de l’Argentine), recherche les forêts et les broussailles. Il chasse au crépuscule diverses proies, des lapins aux grenouilles. Le chat de Geoffroy (F. geffroyi), qui nage et grimpe aisément, a colonisé une grande partie de l’Amérique du Sud. Ce continent abrite également le kodkod (F. guigna), le chat des Andes (F. jacobita), le co- locolo (F. colocolo), et le chat- tigre (F. wiedi), un forestier qui pourchasse rats, opossums, écureuils, oiseaux et même singes.

Le chaus (F. chaus) est un chat haut sur pattes, aux oreilles pointues et touffues et au pelage brun jaunâtre. On le rencontre de l’Egypte au Sri Lanka dans les forêts sèches. Le chat marbré (F. marmorata), essentiellement arboricole, fréquente la région malaise (Sumatra et Bor­néo notamment). L’Afrique héberge d’autres chats, dont le serval (F. serval), qui atteint 1 mètre de long, et le chat du désert (F. margarita), qui vit aussi au Moyen- Orient.


Le manul (F. manul) est un hôte des terrains rocheux d’altitude, de l’Iran à la Chine occidentale ; il se distingue notamment par une denture réduite. Le chat tacheté de rouille (F. rubiginosus) fréquente les broussailles et les abords des cours d’eau au Sri Lanka et dans le sud de l’Inde.

L’Amérique est le domaine des lynx, du chat-ocelot (F. ti- grina), de l’ocelot (F.parda- lis) et du puma, le plus grand félidé d’Amérique du Nord.

Vidéo : Chats domestique et sauvages

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Chats domestique et sauvages


← Article précédent: De la radioactivité artificielle à l’énergie de fission : Réflexions sur une découverte Article suivant: Les isotopes artificiels : L’ère des machines


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles