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Cincles, troglodytes

Vous êtes ici : » » Cincles, troglodytes ; écrit le: 29 mars 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Cincles, troglodytesLes cinclidés se rencontrent dans l’ouest et le sud de l’Amérique, en Europe, où vit le cincle plongeur (Cinclus cinclus), en Asie et dans le nord de l’Afrique. Les cinq espèces que compte la famille sont très semblables, tant par leurs caractères externes que par leur mode de vie.

Les troglodytes (du grec trôglodutês : «qui entre dans des trous») sont de tout petits passereaux insectivores, dont le poids oscille entre 8 et 15 grammes. La grande majorité des 59 espèces se rencontre en Amérique-, seul le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) a colonisé l’Europe et l’Asie.



Un passereau aquatique

Les cincles habitent les rivières et les cours d’eau, dont ils ne quittent les berges que pour disparaître pendant quelques instants sous la surface de l’eau. Ces passereaux ne disposent pas d’adaptations particulières au milieu aquatique, si ce n’est un plumage épais et très isolant. Les cincles supportent des températures très basses, et parviennent même à se nourrir sous la glace lorsque les rivières ne sont pas totalement gelées.

D’abord insectivores, ils ne s’intéressent guère aux poissons ou au frai. Leurs proies préférées sont les larves et les insectes aquatiques : phryganes, éphémères, notonectes, ainsi que les crustacés et les petits mollusques. Les cincles sont très territoriaux, tant en hiver qu’en été. Le cincle plongeur se réserve une portion de rivière qui va de 200 mètres à 1 kilomètre, selon l’abondance des ressources alimentaires.

La construction du nid, assurée par les deux parents, nécessite quatorze à vingt et un jours. Bien caché au milieu des racines, sous un pont ou même derrière une chute d’eau, le nid est difficile à détecter. L’incubation dure seize ou dix- sept jours, et le séjour des petits au nid entre dix-neuf et vingt-cinq jours. Toutefois, s’ils sont dérangés, ils peuvent quitter le nid dès le quatorzième jour : ils savent alors nager et plonger mais pas encore voler. La mortalité des jeunes dans les six mois qui suivent l’envol est élevée (jusqu’à 80 %), mais elle diminue ensuite considérablement, pour se stabiliser à un taux annuel de 25 à 35 %.

Le choix du nid

Au sein des troglodytidés, certaines espèces sont monogames, d’autres, comme le troglodyte mignon, polygames. Chez cette espèce, chaque mâle défend un territoire et signale sa présence aux mâles voisins par un chant mélodieux d’une puissance étonnante en regard de sa petite taille.

Au cours de la saison de reproduction, il construit entre six et douze nids, clos et munis d’une ouverture latérale comme chez tous les troglodytes. Lorsqu’’une femelle se présente sur le territoire d’un mâle, ce dernier transforme son chant territorial en un chant nuptial et tente de l’attirer vers l’un de ses nids. Si le nid convient à la femelle, l’accouplement a lieu et elle se charge de sa garniture intérieure ; dans le cas contraire, elle visite un autre abri ou va rejoindre un mâle d’un territoire voisin.

Chez les espèces polygames, le mâle passe tant de temps à chanter et à construire des nids qu’il ne participe pas à l’incubation et ne s’occupe pas des jeunes, sauf en fin de saison. Pour expliquer de tels comportements, les biologistes parlent de sélection sexuelle : le choix du partenaire étant le fait de la femelle, le mâle tente de la retenir afin de pouvoir se reproduire, en multipliant chants et constructions, signes de sa vitalité.

Vidéo : Cincles, troglodytes

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