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Couleuvres et colubrides

Vous êtes ici : » » Couleuvres et colubrides ; écrit le: 1 juillet 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Couleuvres et colubrides

La famille des colubridés compte à ce jour quelque 2 000 espèces – on en découvre de nouvelles chaque année -, 300 genres, et jusqu’à 15 sous-familles pour certains systématiciens. En fait, cette famille – à l’exception de quelques formes réellement aberrantes – est si homogène qu’il est toujours délicat d’y reconnaître des divisions bien nettes. Comme les vipéridés et les élapidés, qui en sont certainement issus, les colubridés témoignent d’une grande capacité d’adaptation ; la bonne santé du groupe des cénophidiens contraste avec la récession apparente ou le statut relictuels des autres groupes d’ophidiens (voir Boas).



De 20 centimètres à plus de 3 mètres

On connaît des espèces terrestres, diurnes ou nocturnes, des espèces arboricoles, des espèces aquatiques et des espèces fouisseuses. La longueur du corps varie d’une vingtaine de centimètres (Cala maria, couleuvre naine fouisseuse d’Afrique) à plus de 3 mètres (Zaocys, serpent ratier d’Asie sud-orientale). Le régime alimentaire dépend en partie de la taille du serpent : invertébrés, notamment arthropodes ou vers chez les plus petites formes ; vertébrés divers : poissons, amphibiens, reptiles (parmi lesquels souvent d’autres serpents), oiseaux, mammifères chez la plupart des espèces.

De nombreuses couleuvres sont ovipares, d’autres sont ovovivipares. Les variations les plus importantes concernent l’appareil venimeux, grâce auquel on peut tenter de définir des groupes naturels dans la famille, mais il est malheureusement apparu qu’une même spécialisation de cet appareil pouvait s’être établie indépendamment chez différents genres, par convergence. On peut néanmoins reconnaître quatre groupes de colubridés à partir des caractères suivants : absence de glandes venimeuses; glandes venimeuses présentes, mais sans crochets inoculateurs (serpents aglyphes) ; glandes venimeuses présentes et crochets sillonnés en arrière de la gueule (serpents opisthoglyphes); enfin – dispositions peu fréquentes – glandes venimeuses présentes et, en avant de la gueule, crochets sillonnés (serpents protéroglyphes) ou crochets canalicules et mobiles (serpents solénoglyphes). Parmi les 11 espèces de colubridés présentes en France, on reconnaît une seule espèce opisthoglyphe, la couleuvre de Montpellier.

Les couleuvres munies de crochets ne frappent pas leurs proies ou leurs agres­seurs comme le font les cobras ou les vipères, mais elles les utilisent pour ingurgiter leur victime, la mâchonnant pour hâter sa mort et pour amorcer sa digestion : rappelons que les glandes à venin sont des glandes salivaires modifiées.

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2 réponses pour "Couleuvres et colubrides"

  1. mbouna  15 septembre 2012 at 19 h 52 min

    quels sont les quatre grands groupes d’ophidiens en fonction de la spécialisation de leur dentition a l’inoculation du venin?

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    • La rédaction  17 septembre 2012 at 13 h 33 min

      Selon le type de denture qu’ils possèdent on peut distinguer cinq catégories d’ophidiens :
      aglyphes pour les serpents qui ne possèdent pas de crochets à venin. Ils sont en général inoffensifs pour l’homme, à l’exception des boïdés, les serpents constricteurs ;
      opisthoglyphes (ex. : la Couleuvre de Montpellier du midi de la France) pour les serpents possédant dans la partie postérieure du maxillaire un ou plusieurs crochets à venin ; l’animal ne peut injecter son venin que si sa victime est déjà partiellement avalée. En théorie, le risque d’envenimation est faible pour l’homme, sauf pour les grands serpents ;
      opistodonthes (ex. : Heterodon nasicus) pour les serpents possédant dans la partie postérieure du maxillaire deux dents dépourvues de sillon servant à l’écoulement du venin ; l’animal ne peut injecter son venin directement. Le venin se mélange à la salive du serpent. Il faut qu’il y ait plaie ou mastication pour que le venin pénètre. En théorie, le risque d’envenimation est très faible, voire quasi nul pour l’homme ;
      protéroglyphes (ex. : Cobras) pour les serpents présentant deux petits crochets fixes, reliés à la glande à venin, à l’avant du maxillaire. Ce crochet est toujours dans la même position, que la gueule soit ouverte ou fermée (par opposition aux solénoglyphes) ;
      solénoglyphes (ex. : Vipères) pour les serpents présentant deux longs crochets mobiles, reliés à la glande à venin, à l’avant du maxillaire. Ces crochets se replient quand la gueule est fermée, épousant la forme du palais (par opposition aux protéroglyphes). Lorsque le serpent ouvre la gueule pour mordre ses crochets se redressent.

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