Un site du réseau encyclopédique Savoir.fr
➔ ENVIRONNEMENT

crevettes

Vous êtes ici : » » crevettes ; écrit le: 30 mars 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Crevettescrevettes

Le corps de la plupart des crevettes est comprimé latéralement, avec des téguments minces, peu calcifiés, des antennes et des pattes thoraciques souvent longues et grêles ; leurs pattes abdominales, bien développées, servent à la nage. Ces animaux appartiennent principalement à deux grands ensembles de décapodes : les pénéides et les carides. Les pénéides comprennent plus de 300 espèces, réparties surtout dans les mers chaudes et tempérées, des zones littorales jusqu’à 2 000 mètres de profondeur : le bord antérieur de chaque segment abdominal est recouvert par la carapace du précédent; la troisième paire de pattes est pourvue de pinces. Chez les carides (environ 2 500 espèces), les bords du deuxième segment recouvrent le premier et le troisième, et seules les deux premières paires de pattes portent des pinces ; elles pondent enfin beaucoup moins d’œufs que les pénéides.

Bouquets et crevettes grises

Dans la zone des marées, on rencontre les premières crevettes dans des dépressions rocheuses de haut niveau où se développent quelques algues calcaires, et qui restent en eau lorsque la mer se retire. Ce sont en général des bouquets (Pa- laemon serratus) encore immatures, qui, devenus adultes, descendront au-dessous du niveau des mimarées et pourront atteindre de 5 à 10 centimètres. Les bouquets sont également abondants dans les herbiers, dont la faune caractéristique est cependant représentée par une autre espèce, Hippolyte inermis, fixée aux feuilles en permanence.



La crevette grise (Crangon crangon), qui mesure de 5 à 6 centimètres, est largement répartie, des côtes de Scandinavie à l’Afrique. Trapue, un peu aplatie sur le dos et le ventre, elle s’éloigne rarement de la surface du sédiment, et ses déplacements sont brefs et peu fréquents. Grâce à ses pattes abdominales, elle s’enfouit rapidement dans le sable, qu’elle déblaie avec vivacité sur le côté. Elle fait l’objet d’une pêche intensive sur les fonds littoraux, où elle est capturée au chalut ; on peut également la pêcher, sur les côtes bretonnes notamment, à l’aide d’un haveneau, sorte de filet triangulaire ou en demi-lune.

La pêche à la chevrette

Originaire du Sud-Est asiatique, la chevrette, ou camaron (Macrobrachium ro- senbergii), vit à la fois en eau douce et en eau saumâtre. On la pêche traditionnellement dans les estuaires et les baies tropicales, où elle est particulièrement abondante, ainsi que dans les rivières, lacs et canaux de rizières, mais on l’élève aussi parfois en compagnie de poissons. Elle se nourrit de débris végétaux, plancton, larves d’insectes, petits vers, etc. L’accouplement se fait en eau douce. Les œufs (de 5 000 à 30 000) sont fécondés à mesure de la ponte, puis incubés dans une chambre située sous l’abdomen de la femelle, où ils sont oxygénés et nettoyés par le battement constant des pattes. La larve ne se développe qu’en eau saumâtre.Devenue juvénile, elle remontera en eau douce, où elle grossira et se reproduira.

Vidéo : crevettes

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : crevettes

← Article précédent: Article suivant:

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles