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Du temps sacré au temps profane : La fin des temps

> > Du temps sacré au temps profane : La fin des temps ; écrit le: 14 juillet 2013 par imen modifié le 7 novembre 2014


La fin du temps

Dans toutes les grandes religions, se trouve l’idée de la fin du monde, probablement issue du sentiment qu’eut l’homme, un jour, de sa propre mort. Les religions ont repris l’idée mythique que cette mort n’est que terrestre et que l’être poursuit son exis­tence, sous une autre forme, dans l’au-delà. Du coup, la fin du monde a pris un autre sens. Il est peu à peu apparu la notion qu’à la fin du temps actuel, une sorte de cataclysme régénéra­teur recréerait un temps et un monde nouveaux, meilleurs, dans lesquels reviendraient tous les êtres disparus. On retrouve ces thèmes, popularisés par les premiers chrétiens, du Jugement dernier et du paradis descendu sur terre, qui existent aussi dans les religions orientales et dans l’Islam. Avec, cependant, une différence essentielle : pour l’hindouisme, comme pour d’autres religions orientales, l’histoire du monde est cyclique, c’esl ;V dire que la fin du monde sera suivie d’une nouvelle naissance• de ce monde.Pour les chrétiens – comme pour les islamistes – le jour où Dieu décidera que l’aventure est terminée, ce sera la fin des temps, associée à la résurrection des morts et au Jugement der­nier. Comme le dit Jean Rostand, on tue un homme, on est un assassin, on tue des millions d’hommes, on est un conquérant, on les tue tous, on est un dieu. « La fin des temps, c’est la fin du temps, dit Jean Delumeau. Pour saint Augustin, le temps est le lieu de l’insécurité. Il est dangereux, car il offre la pos­sibilité à la fois de l’amélioration et de la corruption. C’est le lieu d’un passage périlleux où tout peut arriver, le meilleur et le pire. Mais une fois que le temps est arrêté et l’histoire ter­minée, il n’y a plus de possibilité ni de pêcher ni de faire le mal, ni de se racheter, c’est trop tard. Telle est la signification de la fin des temps. Le temps a disparu. Il est remplacé par l’éternité. »
Au début, les hommes ont cru que ces événements, impa­tiemment attendus, allaient se produire dans un laps de temps relativement court, bien que saint Pierre ait dit « Pour le Sei­gneur, un seul jour est comme mille ans et mille ans comme un seul jour […] Le jour du Seigneur viendra comme un voleur, le jour où les cieux disparaîtront à grand fracas, où les éléments embrasés se dissoudront et où la Terre et ses œuvres seront mises en jugement. » Les premiers chrétiens ont donc vécu dans l’attente de ce Jugement dernier, et cela les a ancrés dans leur foi et leur donna la force de résister aux persécutions. Mais les siècles s’écoulèrent et rien ne se produisit. Le Moyen Age vécut encore dans cette attente de la réalisation terrestre du royaume de Dieu. Mais l’an mille passa sans que rien n’arrivât. C’est alors que fut inventé le purgatoire, pour atté­nuer l’horreur de l’enfer. La fin du monde ne se produisit pas non plus avec Fan 2000, au grand dam des sectes qui avaient pris le relais des religions officielles dans cette attente du grand jour, les Témoins de Jéhovah, les Adventistes du sep­tième jour, les Mormons, qui croient encore à la fin des temps, et continuent à faire des adeptes. Ceux-ci sont surtout des hommes et des femmes qui ont peur du progrès et ne veulent pas écouter la science, désormais toute-puissante, qui n’annonce aucune fin prévisible à l’univers.

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