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Un collier de coquillages vieux de soixante-quinze mille ans

Vous êtes ici : » » Un collier de coquillages vieux de soixante-quinze mille ans ; écrit le: 10 juillet 2013 par imen modifié le 10 novembre 2014

L’histoire des collier des coquillages

En même temps, l’homme préhistorique va accéder à ce qu’on nomme la conscience de soi. Il est possible que certains animaux disposent de cette conscience, nous n’avons guère le moyen de le savoir. L’homme, par contre, la possède depuis longtemps, car c’est cette conscience de soi qui l’a lancé sur le chemin de la culture et du progrès, et lui a donné son indépendance vis-à-vis du monde extérieur, vis-à-vis du temps cosmique. Être eonscient, c’est être conscient d’exister comme différent des autres êtres vivants, c’est comprendre que l’on pense, savoir théoriser, c’est avoir des souvenirs, imaginer l’avenir – toutes choses qui font le propre de l’homme.
À quelle époque les hommes ont-ils commencé à s’extraire du quotidien pour manier des symboles ? On ne le saura jamais, mais ce fut certainement un moment important dans révolution de la culture humaine. Certains préhistoriens font remonter  des symboles à des périodes très anciennes, l’associant par exemple à la fabrication des outils de pierre. D’autres datent son développement et sa généralisation à quelques dizaines de milliers d’années, à l’époque , les hommes com- mencèrent à graver, à dessiner et à peindre sur les parois des grottes et à sculpter des figurines dans l’ivoire ou des pierres dures. Les chercheurs qui étudient la grotte de Blombos, en Afrique du Sud, y ont retrouvé un collier de coquillages percés, vieux de soixante-quinze mille ans. Us y voient la plus ancienne trace connue de symbolisme, lié à la parure. Les premières démonstrations artistiques remontent autour de -40 000 ans. Certaines de ces œuvres d’un art très élaboré révèlent un riche imaginaire, à la fois dans la composition des fresques, dans la représentation, souvent stylisée, et donc symbolique, des animaux, et dans le dessin ou la sculpture d’êtres étranges, mi-hommes, mi-animaux, qui étaient peut-être associés à des mythes. Comme ce curieux homme à la tête de lion, trouvé ces dernières années en Allemagne et daté de trente-deux mille ans. « L’art naît dans le passage de l’imaginaire au symbolique », dit l’anthropologue Maurice Godelier.
D’autres chercheurs font remonter à plusieurs dizaines de milliers d’années une autre forme de symbolisme, des représen- tâtions du ciel liées à des observations astronomiques qui auraient été faites par les hommes de la préhistoire. Ces cher- cheurs, qui ne sont pas, il est vrai, des prélhstoriens de métier, croient voir, sur des pierres ou des os datant de cette lointaine époque, des signes étranges, réguliers, trous ou traits, lesquels seraient, selon eux, des traces d’observations astronomiques, comme les phases de la Lune, ou même des ébauches de calendriers. Une paléo-astronome indépendante affirme avoir découvert dans les peintures de la grotte de Lascaux, qui datent d’environ dix-sept mille ans, des signes représentant des   notamment dans la salle des taureaux, dont la
voûte circulaire ressemble, en effet, au ciel nocturne. Beaucoup de préhistoriens restent sceptiques devant ces affirmations, les calculs des radioastronomes étant souvent faits de sorte qu’ils confirment leurs prévisions davantage qu’ils ne les vérifient. Mais, encore une fois, personne ne saura jamais quand apparut, en ces temps lointains, les premières tentatives d’inscrire sur le pierre le résultat d’observations, les premiers essais pour fixer un ordonnancement du temps, la première envie de faire partager aux générations futures la satisfaction d’avoir résolu un problème, ou l’angoisse de ne pas comprendre le monde. Si un homme de la préhistoire commençait sa journée en s’inclinant devant le Soleil qui apparaissait, pour le remercier d’être de retour, ou s’il se levait la nuit pour observer les constellations, nous ne le saurons jamais. Mais rien ne nous empêche de l’imaginer.
Nous devons donc beaucoup à ces hommes d’avant l’histoire, qui ont posé les fondements de ce que fera notre façon de vivre et de penser, notre culture et notre civilisation. C’est pourquoi il est essentiel de chercher à recueillir le maximum d’informations sur cette préhistoire encore si mystérieuse. C’est aussi pourquoi il est si important de préserver l’identité, les coutumes et les langages des sociétés qui se comportent encore de nos jours comme à l’âge de pierre. Ils possèdent une façon de vivre originale, laquelle non seulement fait partie de la mémoire collective de l’humanité, mais qui a souvent beaucoup de choses à nous apprendre.

Vidéo: Un collier de coquillages vieux de soixante-quinze mille ans

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