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Épervier

Vous êtes ici : » » Épervier ; écrit le: 4 avril 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

Épervier

L’épervier (Accipiter nisus) occupe une aire de répartition très vaste. Les systématiciens reconnaissent six sous-espèces qui occupent toute la région paléarctique, depuis l’Irlande jusqu’au Japon. Les populations les plus nordiques sont migratrices et hivernent dans le nord et l’est de l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Asie du Sud-Est. L’épervier d’Europe (Accipiter n. nisus) est la sous-espèce rencontrée en France.



Anatomie d’un chasseur

L’épervier est un chasseur d’oiseaux qui affectionne les zones boisées. Même si ses poursuites effrénées le conduisent jusque dans les cours de ferme, il regagne la forêt dès qu’il le peut. Sa morphologie est bien adaptée à l’habitat forestier et à la chasse. aérienne. Des ailes plutôt courtes et une queue très longue lui assurent une grande liberté de mouvements ; il peut ainsi poursuivre les animaux très mobiles dont il se nourrit, dans un milieu encombré d’obstacles divers. La proie est capturée avec les serres, qui présentent des dispositions anatomiques communes à tous les rapaces consommateurs d’oiseaux, même s’ils ne sont pas directement apparentés à l’épervier, comme certains aigles et certains faucons : il s’agit d’un phénomène de convergence. Le tarso-métatarse, très allongé, est prolongé par un doigt médian également très long. Chaque doigt est muni de griffes recourbées et de pelotes ventrales de préhension, qui assurent une prise efficace sur l’oiseau capturé.

Grande femelle et petit mâle

Très tôt, les ornithologues ont été frappés par le dimorphisme sexuel très prononcé de l’épervier. Pourquoi la femelle pèse-t-elle deux fois le poids du mâle, qui ne dépasse pas 150 grammes? Les chercheurs ont observé que les rapaces qui se nourrissent de proies lentes ou immobiles présentent peu ou pas de dimorphisme sexuel : celui-ci est moins accentué chez les consommateurs de reptiles et de mammifères que chez les amateurs d’oiseaux. Le degré de dimorphisme augmente avec la vitesse de déplacement des proies. Une taille petite favorise sans doute la capture de proies aussi mobiles que les oiseaux.

Par ailleurs, chez l’épervier, l’accumulation de réserves énergétiques au début du printemps conditionne le nombre de jeunes que la femelle élèvera plus tard. Ces deux exigences, agilité de vol et stockage de réserves, sont difficilement compatibles, et le compromis trouvé s’établit différemment selon le sexe. Le mâle a privilégié l’aptitude à la chasse, et la femelle la capacité à emmagasiner des réserves. Au moment de la reproduction, la femelle est totalement dépendante du mâle pour l’alimentation. Elle peut ainsi rester au nid et se consacrer à la protection des jeunes contre les prédateurs ; sa forte taille représente alors-un atout certain.

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