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La circulation de la pollution en ville

Vous êtes ici : » » La circulation de la pollution en ville ; écrit le: 24 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 15 avril 2018

La circulation de la pollution en villeAujourd’hui, l’opinion publique commence à réagir et une prise de conscience s’opère dans les sociétés occidentales. Dans les villes, les citadins n’ont plus besoin des études pour être convaincus des effets néfastes de la pollution sur leur santé. Ils constatent quotidiennement la fragilité de leurs enfants vis-à-vis des affections des voies respiratoires. Les milieux médicaux tirent aussi la sonnette d’alarme en raison de l’augmentation des pathologies dues aux agressions des polluants atmosphériques. Ainsi, les habitants des grandes agglomérations sont les premières victimes de la pollution de l’air.

Toutefois, les problèmes de pollution de l’air ne sont pas nouveaux. Quand le charbon était la principale source d’énergie, la pollution par le dioxyde de soufre était plus importante et la suie se déposait partout y compris dans les voies respiratoires. Le XXe siècle a connu des épisodes de pollution particulièrement dramatiques, notamment à Londres où le smog tua 4 000 personnes en décembre 1952.



La pollution suit le rythme de l’activité humaine

L’évolution dans le temps

Pendant très longtemps, les sources de pollution les plus importantes étaient les centres industriels et les centrales de production d’énergie. Mais aujourd’hui la situation a changé, du moins dans les pays occidentaux. La filtration des fumées à la sortie des cheminées d’usine a permis une baisse considérable de la pollution émise par le secteur industriel. En revanche, le parc automobile, sans cesse en augmentation, est devenu le principal responsable de la pollution en ville. Il représente même dans certaines grandes agglomérations 80 % des émissions polluantes. Malgré l’amélioration notable des moteurs et la généralisation des pots catalytiques, la

pollution reste importante même si on commence à constater quelques améliorations. Elles sont pour le moment contrebalancées par l’augmentation permanente des transports automobiles, l’essor des véhicules diesels qui ne sont pas tous équipés d’un filtre et par la vétusté d’une partie du parc automobile.

Rappelons que la combustion incomplète des hydrocarbures dans les moteurs libère tout un panel de substances nocives en plus des déchets ultimes (eau, azote et gaz carbonique). L’air que nous respirons se trouve ainsi chargé de nombreux polluants.

C’est lors des pics de pollution que les polluants de l’air ont un impact visible sur la santé. Et ce sont les personnes souffrant déjà de problèmes respiratoires et les jeunes enfants qui y sont le plus sensibles. La cible privilégiée des polluants de l’air est bien évidemment le système respiratoire, ce qui permet ensuite à ces polluants de diffuser rapidement dans le sang.

L’évolution dans la journée

Le trafic varie en fonction de l’intensité de l’activité humaine. On assiste donc à une fluctuation de la pollution au cours de la journée, de la semaine et des saisons. Ainsi, l’air est beaucoup moins pollué quand le trafic se réduit. Ce qui est le cas la nuit. Et c’est en fin de nuit que les niveaux de pollution sont les plus bas car une bonne partie des polluants émis la veille a fini par être évacuée hors de la ville. Quotidiennement, il existe deux pics de pollution importants, le matin et le soir. Ils se situent aux heures de pointe du trafic correspondant à celles du départ au travail et du retour à la maison. De même, l’air est moins pollué le dimanche en raison d’un trafic beaucoup plus réduit. On observe également des diminutions de la pollution au moment des périodes de vacances et en particulier l’été, bien que des épisodes de crises aient lieu en raison de conditions météorologiques particulières.

Différentes pollutions au cours des saisons

Mais s’ajoutent à ces fluctuations dues au trafic, celles provoquées par la consommation d’énergie et notamment l’énergie nécessaire au chauffage. C’est ainsi que les mois d’hiver, l’air est plus pollué que les mois d’été. Cette variation saisonnière s’accompagne d’une modification des types de polluants émis. En effet, les chauffages au fioul notamment provoquent une augmentation de la concentration en dioxyde de soufre, qui devient donc un polluant typiquement hivernal, dont la concentration est étroitement liée aux rigueurs de l’hiver.

Les jours de grand froid, les chauffages fonctionnent plus et polluent davantage.

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