La composition du cerveau : Le néencéphale

Le néencéphale désigne, dans la description classique du cerveau, sa partie la plus récente au cours de l’évolution, essentiellement constituée par l’écorce cérébrale, ou cortex cérébral. Il s’oppose au paléencéphale, formé des structures plus anciennes. Son étendue et sa spécialisation augmentent chez les mammifères et atteignent leur plus grand développement chez l’être humain, où il est le support des activités cognitives, volontaires et conscientes.
Le cortex cérébral
Le cortex est une mince couche de substance grise, de quelques millimètres d’épaisseur, qui recouvre les deux hémisphères cérébraux. Chez l’être humain, il est très plissé : ses replis, les circonvolutions, permettent de loger une grande surface dans le volume limité du crâne. On le divise en quatre lobes principaux, frontal, pariétal, temporal et occipital, séparés par des sillons. Il contient des milliards de neurones reliés entre eux et aux autres régions du système nerveux.
Trois niveaux d’organisation
Le cortex est classiquement décrit selon trois niveaux, qui diffèrent par leur structure et par leur fonction.
- Les aires primaires reçoivent les informations des sens ou commandent les mouvements. L’aire motrice primaire, en avant du sillon central, et l’aire somesthésique primaire, juste en arrière, sont organisées selon une somatotopie précise : chaque partie du corps y est représentée en un point déterminé, ce qu’illustre la figure de l’« homoncule ». Les aires visuelle primaire, dans le lobe occipital, et auditive primaire, dans le lobe temporal, reçoivent les informations de la vue et de l’ouïe.
- Les aires secondaires, voisines des précédentes, réalisent les synthèses : elles permettent de reconnaître ce que l’on perçoit, ce qu’on appelle les gnosies, et de programmer des gestes coordonnés, ce qu’on appelle les praxies.
- Les aires associatives intègrent des informations de toutes origines et sous-tendent les fonctions mentales supérieures : langage, mémoire, raisonnement, attention, planification de l’action.
Quand ces aires sont lésées
L’étude des personnes atteintes de lésions cérébrales, par exemple après un accident vasculaire, a permis de comprendre le rôle de ces différentes régions. Une lésion d’une aire primaire entraîne une paralysie ou une perte de sensibilité dans la partie du corps correspondante. Une lésion d’une aire secondaire peut provoquer une agnosie, impossibilité de reconnaître un objet pourtant bien perçu, ou une apraxie, difficulté à réaliser un geste volontaire malgré une motricité intacte.
Le langage, exemple de fonction supérieure
Le langage est l’un des exemples les plus étudiés. Chez la plupart des personnes, il dépend surtout de l’hémisphère gauche. L’aire de Broca, dans le lobe frontal, intervient dans la production de la parole, et l’aire de Wernicke, dans le lobe temporal, dans sa compréhension. Les connaissances actuelles montrent toutefois que ces fonctions reposent sur des réseaux étendus, reliant de nombreuses régions du cortex, plutôt que sur des zones isolées.


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