L’organisation du cerveau

> > L’organisation du cerveau ; écrit le: 12 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

LES LOCALISATIONS CÉRÉBRALES DE L’ANTIQUITÉ À L’IMAGERIE MODERNE

L’idée de localisation cérébrale a peut-être germé aux temps préhistoriques ; les manifestations nerveuses qui accompagnaient les blessures crâniennes, comas, paralysie, convulsions, ont sûrement impressionné les Hommes primitifs. Au néolithique, des trépanations furent pratiquées, certainement sans motif thérapeutique, avec survie puisque les os portent la trace de réparation.
Jusqu’au début du XIXe siècle, le cerveau a été considéré comme un organe homogène, une sorte de glande sécrétrice de la pensée. Le centre du cerveau, et particulièrement les ventricules, ont très tôt retenu l’attention sans que pour cela leurs fonctions aient été reconnues ; le rôle de l’écorce cérébrale, pourtant si évident, a été au contraire longtemps négligé. On peut dire qu’il transparaît au XIXe siècle dans la phrénologie du médecin viennois Franz-Joseph Gall qui bâtit une science appelée phrénologie selon laquelle la surface du crâne peut être divisée en 27 parties correspondant chacune aux facultés morales et intellectuelles .

La Grèce antique

La science a pris naissance au Ve siècle avant notre ère, époque appelée « l’âge d’or de la Grèce antique ». Thaïes, Pythagore, Héraclite, Anaxagore… appliquèrent pour la première fois aux phénomènes naturels des mesures quantitatives. Alcméon (de Crotone), considéré comme le premier anatomiste, admettait que « le cerveau est le réceptacle de la pensée », idée toute simple qui ne fut pourtant adoptée que des siècles plus tard.
Platon (420-347) eut des conceptions anatomiques inspirées par la métaphysique. Il divisait l’âme en deux parties, l’une immortelle, divine, pensante, logée dans la tête, l’autre périssable subdivisée à son tour en deux parties : l’une logée dans l’abdomen en charge de la vie organique,des appétits, des passions ; l’autre plus noble, mais encore mortelle, logée dans le thorax et séparée de la précédente par le diaphragme appelé phren, ce qui signifie en grec intelligence ; le nerf qui l’innerve est appelé nerf phrénique. Le cou sépare l’âme mortelle de l’immortelle, tout risque de pollution de la seconde par la première est ainsi écarté.
Aristote (380 av. J.-C.), qui fut un observateur de la nature inégalé pendant toute l’Antiquité, fit du cerveau une sorte de glande dont le rôle est de purifier et de refroidir le sang, de tempérer les ardeurs du cœur. Le cerveau est un organe insensible au toucher, froid alors que la chaleur représente l’essence de la vie. Il est apparemment dépourvu de sang alors que l’abondance du sang correspond à une grande activité. Il est sans rapports apparents avec le goûter et le toucher, qui informent sur la propriété des substances. Il est absent chez la presque totalité des Invertébrés, contrastant avec l’omniprésence du cœur, source du sang et de la chaleur, lié par des vaisseaux à tous les organes, sensible à toutes les émotions, le primum vivens et ultimum moriens, logé dans le centre du corps et bien protégé anatomiquement par la cage thoracique. L’âme, principe d’organisation, d’intelligence, de vie, y est logée.
Hippocrate (460-340) fut le premier à faire de la médecine un art précis et indépendant et non le privilège des sorciers et des prêtres ; il n’eut que des connaissances superficielles sur le système nerveux. Il professait toutefois que le cerveau permet de penser, de comprendre, de voir, d’entendre.

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