La radioactivité artificielle ou la revanche des joliot : D’autres isotopes nouveaux

> > La radioactivité artificielle ou la revanche des joliot : D’autres isotopes nouveaux ; écrit le: 28 mars 2012 par azza modifié le 17 novembre 2014

D’autres isotopes nouveaux

Cette découverte est tellement surprenante qu’avant d’en parler à qui que ce soit, les deux chercheurs s’emploient à la confirmer.

Les 12 et 13 janvier, ils reproduisent une nouvelle fois, avec succès, l’expérience de la veille, puis ils remplacent la feuille d’aluminium par diverses autres cibles. Ils observent notamment, par irradiation du bore, une radioactivité identique à celle qui est produite dans l’aluminium, à ceci près que la période de décroissance est beau­coup plus longue (plus de 10 minutes). Ils attribuent cette radioactivité à un nouvel Isotope de l’azote, 13N, possédant un neutron de moins que l’isotope stable 14N, de la même façon que le phosphore 30 diffère de un neutron du phosphore stable 31P. En utilisant notamment la chambre de Wilson, ils montrent que l’azote 13, tout comme le phosphore’30, émet des positons. Ils prouvent également que l’énergie de ces po sitons correspond à une distribution continue, tout à fait semblable à celle des élec­trons de la radioactivité β .

Ces résultats les confortent dans la validité de leurs résultats, et c’est en toute con­fiance qu’ils les publient à l’Académie des sciences le 15 janvier 1934.

Ils ont bien conscience du fait que leur découverte apporte trois éléments entiè­rement nouveaux :

  • C’est la première fois que de la radioactivité est produite par l’homme, « artificiellement », en quelque sorte. Jusque là, toutes les sources radioactives étaient d’origine naturelle.
  • C’est la première fois que l’on observe une radioactivité par émission de posi­tons, symétrique en quelque sorte de la radioactivité β.
  •   C’est la première fois que l’on identifie une réaction de transmutation provo­quée par l’impact d’un projectile aboutissant à un isotope radioactif – au demeurant inconnu – d’un élément chimique.

La troisième de ces affirmations n’est encore qu’une hypothèse. Pour la confirmer expérimentalement, les deux chercheurs vont faire appel à la chimie, dans la plus pure tradition du laboratoire de Marie Curie.

Vidéo : La radioactivité artificielle ou la revanche des joliot : D’autres isotopes nouveaux

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