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La radioactivité : Un siècle d’usage pacifique

Vous êtes ici : » » La radioactivité : Un siècle d’usage pacifique ; écrit le: 30 mars 2012 par lamia modifié le 14 novembre 2014

La radioactivité : Un siècle d’usage pacifiqueDiagnostic et thérapeutique

L’usage médical de la radioactivité a été l’un des premiers. Nous avons vu que nous en usons largement, au point d’ajouter aux doses que nous délivre la nature une dose moyenne de 1,5 mSv, soit la moitié de la radioactivité naturelle. Le demandeur a des soucis de santé, et le diagnostic ou la guérison qu’il recherche l’intéressent directement. Le médecin, avec l’accord du patient, pèse pour un même individu les bénéfices et les risques liés au traitement. Le médecin prend un « risque calculé » d’irradiation, notamment dans le choix des radiothérapies qui engagent des doses importantes et des risques associés pour les tissus sains (à court terme et à long terme). Cela exige en compensation une bonne probabilité de réussite.

Au-delà du détriment accepté par le patient, il existe aussi un risque pris par les professionnels du radiodiagnostic ou de la radiothérapie. Nombre de radiologues de la première moitié de ce siècle ont eu des membres amputés ou sont morts prématurément de l’exercice sans précaution de leur métier. Il a fallu que l’espérance de vie des radiologues pionniers chute notablement pour que l’on prenne une conscience claire des risques radiologiques. Cette période est heureusement révolue, et le risque d’irradiation professionnelle est maintenant bien jugulé. Mais, même faible, c’est un risque pris par le professionnel au bénéfice de son client. Les détriments pour la population et l’environnement sont très modestes, et nous supportons cette activité productrice de déchets, dans la mesure où elle contribue à accroître globalement notre espérance de vie.



Le problème des déchets est pourtant réel en cas d’accident. Un des très graves accidents de contamination radioactive a eu lieu en 1987 au Brésil, dans la ville de Goiânia, à la suite de l’oubli criminel d’une source de trente-sept térabecquerels de césium 137 lors du déménagement d’un institut de radiothérapie. Deux personnes ont trouvé cette source scellée dans les locaux abandonnés. N’ayant aucune notion de son contenu, elles ont ouvert la boîte et provoqué la diffusion rapide du chlorure de césium. La luminescence du sel de césium a fasciné la population, favorisant la contamination interne et externe sur un kilomètre carré par la manipulation de cette poudre bleue. Les conséquences sanitaires ont été lourdes : parmi vingt personnes sévèrement contaminées, on a compté quatre décès par irradiation aiguë dans le premier mois. Deux cent cinquante personnes ont été contaminées à niveau élevé. L’ampleur est comparable aux effets aigus sur la première vague des victimes de Tchernobyl. Le retentissement a été faible à travers le monde, car la zone maximale de contamination par transport n’a pas excédé cent kilomètres carrés, ce qui en a fait un accident « local ». Cet accident grave illustre qu’il y a danger chaque fois que l’on perd le contrôle strict de la matière radioactive. Que ce soit notre première leçon.

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