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L’action de la sélection naturelle : Le paradigme drawinien

Vous êtes ici : » » L’action de la sélection naturelle : Le paradigme drawinien ; écrit le: 28 juin 2013 par imen modifié le 11 novembre 2014



La sélection naturelle occupe une place capitale dans la théorie de l’évolution telle qu’elle est présentée par Darwin dans l’Origine des Espèces au moyen de la sélection naturelle ou la lutte pour Vexistence dans la nature. Darwin part du constat que les êtres vivants produisent plus de descendants qu’il n’en peut survivre. Mais les individus n’ont pas tous les mêmes capacités pour faire face aux contraintes de l’environnement. En conséquence, ceux qui survivent et se reproduisent le doivent à des caractères avantageux. Ces caractères avantageux étant transmissibles, il peut s’ensuivre une évolution de la population. Par exemple, les mésanges peuvent pondre jusqu’à 12 et même 14 œufs par couvée et effectuer deux couvées par saison de reproduction. Un couple peut donc élever 20 poussins par an. Malgré cela les populations de mésanges sont pratiquement stables.
Lorsque l’on se plonge dans la lecture de l’Origine des espèces, on peut lire sous la plume de Darwin : « J’ai donné le nom de sélection naturelle ou de persistance du plus apte à cette conservation des différences et des variations individuelles favorables et à cette élimination des variations nuisibles ». Dans la suite du texte. Darwin semble parler clairement d’une sélection sur les individus lorsqu’il écrit que contrairement à la sélection artificielle faite par l’homme «la nature au contraire, choisit pour l’avantage de l’être lui-même», et plus loin « la sélection naturelle ne » peut « agir qu’en vue de l’avantage de chaque être vivant ». Une lecture attentive montre cependant que, pour Darwin, la compétition entre des individus aux capacités différentes face aux conditions de l’environnement au sens large (facteurs aussi bien abiotiques que biotiques), ne se limite pas à la simple survie de l’individu. Ainsi, quand il parle de lutte pour l’existence, il précise bien qu’il emploie ce terme « dans un sens général et métaphorique, comprenant non seulement la vie et la survie de l’individu mais son aptitude ou sa réussite à laisser des descendants ». Il ne s’agit donc pas seulement de survie du plus apte mais du nombre de descendants laissé par les individus. En fait, la survie n’a de conséquence évolutive que si elle augmente la contribution de l’individu à la génération suivante. Ce qui est important, c’est que l’individu laisse des descendants, c’est-à-dire qu’il transmette des gènes. La valeur sélective d’un individu se mesure donc par sa contribution génétique à la génération suivante. On peut alors se demander comment agit la sélection naturelle et surtout quelle est sa cible.

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