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Le temps du vivant : Réguler les naissances en fonction de l’avenir

Vous êtes ici : » » Le temps du vivant : Réguler les naissances en fonction de l’avenir ; écrit le: 7 juillet 2013 par imen modifié le 7 janvier 2019

La naissance des animaux

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Il en est de même pour les oiseaux-mouches qui se nourrissent du nectar des fleurs, en Amérique du Sud : ils viennent collecter leur nourriture à des moments bien précis, lorsque le nectar vient de se reconstituer dans les fleurs. S’ils arrivaient plus tôt, ils auraient fait le voyage pour rien, plus tard un concurrent serait passé avant eux.
D’autres exemples ? le poussin rythme, dès sa naissance, le picorage de ses graines. Les araignées doivent bien connaître l’heure -et cela depuis longtemps car elles forment une espèce dès ancienne – car elles tissent toujours leurs toiles de 0 à 4 heures du matin, quelles que soient les conditions extérieures. Les lézards s’alanguissent toujours vers midi, même s’il n’y a pas de soleil pour les réchauffer. La larve du bracon, une sorte de guêpe, survit pendant l’hiver, sous terre, à des froids intenses, qui peuvent atteindre – 40 °c, en sécrétant un anti-gel naturel, à base de glycérine, et il a été prouvé que la fabrication de cette glycérine s’affectera dès les premiers froids d’automne, en anticipation.
Un autre comportement vient à l’appui de cette étonnante faculté d’anticipation : la naissance de petits chez nombre d’espèces d’oiseaux; est annulée ou réduite lorsque les conditions climatiques ou alimentaires s’annoncent défavorables. On a fait de surprenantes observations montrant que certaines espèces d’oiseaux de l’Ouest de la France régulent leur reproduction au printemps en fonction du nombre de petits rongeurs – leur alimentation principale – qui existera dans la forêt l’été suivant. Les harfangs des neiges, gros rapaces blancs qui vivent dans la toundra sibérienne, leurs petits de lemmiflgs, ces petits rongeurs bruns qui habitent dans les régions froides. Le nombre d’œufs pondus dans les nids de harfangs est toujours proportionnel à la quantité de lemmings qui se trouveront dans la région au moment où les poussins auront faim. Une observation finlandaise montre le même phénomène pour les chouettes nordiques qui se nourrissent de campagnols.

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