L'enfance : La mémoire

Accueil » Classification du vivant » L'enfance : La mémoire écrit le: 13 juin 2013 par admin

La Mémoire des Enfants

Un fait est constaté à l’évidence. Nous nous souvenons peu de notre enfance alors que c’est la période d’apprentissage par excellence. Les deux premières années de la vie semblent s’effacer de la mémoire ; c’est l’amnésie totale, le trou noir pour les épisodes de la toute première enfance. Le plus ancien souvenir remonte généralement à une date située entre 3 et 5 ans : la naissance d’un frère, d’une sœur, un deuil familial ou la joie d’une fête. Tout ce qui a été vu, entendu, goûté, senti, touché avant et qui pourtant a été perçu n’a pas été enregistré, est perdu à tout jamais. L’enregistrement des souvenirs exige probablement la myélinisation des fibres et des interconnexions neuronales bien constituées. La cause est-elle l’absence de langage ou le fait de ne pas avoir conscience de son existence ? Steven Rose, à propos de ce défaut de mémorisation, a déclaré que le cerveau fonctionne d’autant mieux qu’il a pu se débarrasser d’une foule de souvenirs qui l’encombrerait… !La notion de mémoire autobiographique implique par définition la capacité de se souvenir de faits personnellement vécus, ce qui nécessite la connaissance de son « moi ». Selon cette théorie, le passage à la mémoire individuelle pourrait être considéré comme une seconde naissance. D’après Freud, l’amnésie infantile serait une fausse amnésie. Les souvenirs sont conservés quelque part dans l’inconscient et la psychanalyse peut faire resurgir les plus importants d’entre eux… ? Pour Piaget, l’enfant élabore les 1 8 premiers mois de la vie l’ensemble des structures cognitives qui serviront de point de départ à ses constructions psychiques ultérieures ainsi qu’à des réactions affectives…
La vie quotidienne des familles a changé et par voie de conséquence immédiate la vie quotidienne de leurs enfants. Dans les campagnes : disparition des petites fermes, des animaux en liberté, des grandes familles. En ville, l’univers familial du petit enfant s’est appauvri : cellule réduite aux seuls parents, dissociation de la vie familiale et professionnelle, rétrécissement des logements sans hangars, ni greniers qui étaient les paradis des enfants, trottoirs et squares qui ne remplacent pas le contact avec les plantes, les animaux, appauvrissement de la communication du fait même du développement de certains moyens d’information : radio et télévision qui peuvent être pour les adultes un facteur indiscutable de stimulation et d’instruction mais qui n’ont, sur les jeunes enfants, qu’une influence négative ; non seulement elles ne leur apportent rien, mais les coupent des adultes qui, eux, sont attentifs à leurs messages et ne sont plus disponibles pour l’enfant… à l’âge où il en aurait le plus besoin. Le langage n’est plus utilisé que pour des ordres qui, la plupart du temps, dérangent l’enfant dans ce qu’il a envie de faire : « Tiens-toi tranquille ».
La protection du cerveau de l’enfant. Faute d’amour, d’instruction, de soins, de nombreux enfants de moins de 6/8 ans sont exclus. « Dans le monde, écrit Alexandre Minkowski, 50 % des filles ne sont pas scolarisées ou le sont moins de deux ou trois ans ». Or le développement du cerveau dépend à cet âge de la qualité de l’environnement. La création prochaine d’un Institut International pour le développement et la protection du cerveau de l’enfant jeune est annoncée.
Des ouvrages ont été écrits concernant les enfants maltraités. Le pédopsychaitre Boris Cyrulnik a consacré un ouvrage  aux personnes qui ont eu une enfance brisée et qui, malgé cela, ont réussi leur vie. « Les petits maltraités ne deviennent pas forcément maltraitants. » L’expérience est un peu la sienne et celle d‘enfants observés en Roumanie.

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