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L’enfance : L’acquisition du langage

> > L’enfance : L’acquisition du langage ; écrit le: 13 juin 2013 par imen modifié le 1 janvier 2019


Le développement du langage chez les enfants

Question clé pour tenter de comprendre ce qu’est cette faculté particulière de l’Homme. Comment l’enfant en acquiert progressivement la maîtrise ? Question difficile qui intéresse plusieurs disciplines (linguiste, psychologue, neurologue). On ne peut pas apprendre à parler avant que l’écorce cérébrale ait atteint un certain stade de croissance. Le vagissement des tout premiers jours est suivi du cri par lequel le nourrisson exprime besoins et désirs. Vers 2 mois, apparaît le babil. A 8 mois, l’enfant apprend à comprendre, à répéter en écho, à désigner par leur nom enfants et animaux. Il modèle peu à peu son propre langage sur celui d’autrui ; il émet d’abord correctement les voyelles, puis les consonnes les moins difficiles. Le langage des mimiques et des gestes supplée largement au début la mise en place tâtonnante de la communication verbalisée. Avant 2 ans, deux mots peuvent être juxtaposés ; le vocabulaire s’enrichit.B. de Boysson-Bardies, dans un ouvrage très documenté , raconte comment des chercheurs ont pu analyser la progression des bébés dans l’apprentissage du langage décelant la part soit de l’inné soit de l’acquis. Il est étonnant de constater la subtilité, la finesse des procédures utilisées par les nourrissons.
D’après Noam Chomsky , les enfants savent parler comme ils savent voir ou comme l’Oiseau sait voler. Ils appliquent spontanément dès qu’ils parlent des règles de grammaire complexes qu’on ne leur a jamais enseignées. Le langage relève donc de la biologie plus que de l’enseignement.
Les psycholinguistes s’intéressent à la façon dont l’être humain acquiert le langage, phénomène particulier non lié à l’intelligence mais à un don de l’être, comme l’est la conscience . On est étonné qu’en deux ans un enfant arrive à faire une phrase, alors qu’il est si maladroit par ailleurs, pour s’habiller par exemple.
L’enfant entend, discrimine les sons très vite. A côté du langage sonore et oral, existe un langage gestuel et virtuel, tel celui des enfants sourds- muets ; de même le langage somesthésique et tactile (écriture de Braille) des aveugles. L’enfant sourd apprend très vite la langue des signes, il « babille » manuellement vers huit mois. Dans les conditions normales, à 3- 4 ans, les systèmes de captation, de réception et d’intégration des mes¬sages sensoriels, les systèmes moteurs d’expression et de « geste » mûris¬sent de façon satisfaisante ; l’enfant a alors une certaine exubérance motrice ; les performances associatives du jeune cortex sont adéquates, un milieu affectif et culturel convenable les stimule et les motive.
Quel que soit le mode de perception auditif, visuel, somesthésique, l’analyse s’effectue au carrefour de tous les centres d’information de l’hémisphère cérébral gauche, il est particulièrement développé chez l’Homme.
Les connaissances neurologiques de l’acquisition du langage sont étroitement liées à la dominance cérébrale. Chez l’adulte droitier, le support anatomique du langage est latéralisé (de façon majeure sinon totale) dans l’hémisphère cérébral gauche. Cette asymétrie fonctionnelle est accompagnée d’asymétries structurales. Un point de l’hémisphère gauche, le planum de la première circonvolution temporale, dont on sait qu’elle est une des zones particulièrement impliquées dans la représentation corticale du langage, est plus large dans la majorité des cerveaux. Cette asymétrie préexiste à toute expérience linguistique ; elle est structurale et fonctionnelle.
Dès le premier jour de vie, le bébé présente une asymétrie de réponse (rotation de la tête) à la stimulation auditive visuelle ou tactile ; les réponses(mesurées par divers indices physiologiques) à la stimulation verbale indiquent une spécialisation hémisphérique gauche.
La dominance hémisphérique pour le langage est liée à la préférence manuelle. Les fonctions de production du langage sont latéralisées ; l’hémisphère droit est muet mais il possède une capacité non négligeable de perception et de compréhension du langage puisque, après lésion de l’hémisphère gauche, dans le jeune âge, avant 7 ans, il peut prendre en charge le langage. La prise en charge du langage par l’hémisphère droit (après lésion massive ou hémisphérectomie gauche précoce) indique que la spécialisation hémisphérique n’est que relative de ce point de vue.

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