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L’énigme de l’uranium

Vous êtes ici : » » L’énigme de l’uranium ; écrit le: 30 mars 2012 par azza modifié le 14 novembre 2014

L’énigme de l’uraniumL'énigme de l'uranium

Au mois de juin 1934, l’équipe de Fermi, qui a pratiquement exploré tout le tableau de Mendeleïev, choisit comme cible l’uranium…

Les résultats trouvés sont quelque peu surprenants. En effet, les chercheurs ita­liens observent plusieurs décroissances radioactives de caractéristiques différentes, dont il apparaît difficile d’établir l’origine. Ils étudient plus particulièrement deux des corps radioactifs formés, qui décroissent avec des périodes respectives de 13 et 100 minutes. Par des méthodes chimiques, ils parviennent à démontrer que le pre­mier de ces corps n’est ni de l’uranium, ni du thorium, ni aucun des éléments situés entre le plomb et l’uranium, exceptés, peut-être, le polonium ou l’astate. Par analogie avec les situations rencontrées pour des cibles plus légères, les physiciens romains émettent alors l’hypothèse que ce nouveau noyau doit être l’isotope 239 de l’élément venant immédiatement après l’uranium, donc de numéro atomique 93, qu’ils appel­lent eka-rhénium. Pour des raisons identiques, ils attribuent la radioactivité de 100 minutes de demi-vie observée à un isotope de l’élément 94, l’eka-osmium. Cette nomenclature, directement inspirée de Mendeleïev, signifie que l’élément 93 doit être situé dans la même colonne du tableau périodique que le rhénium, et immédia­tement au-dessous, et de même, l’eka-osmium est situé immédiatement au-dessous de l’osmium.



Ces conclusions, portées à la connaissance de la communauté scientifique, furent critiquées dès le mois de septembre 1934 par une chimiste allemande, Ida Noddack, qui fit remarquer que les expériences réalisées n’excluaient pas que ces radioactivités puissent être dues à des éléments beaucoup plus légers que l’uranium, issus, par exemple de la cassure de ce noyau lourd sous l’impact des neutrons. Cependant, cette hypothèse, qui n’était confortée par aucun argument expérimental ni théorique, ne fut pas prise au sérieux par les savants de l’époque. Mais l’histoire n’en resterait pas là.

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