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Les autres fibres naturelles végétales : Le Kapok

Vous êtes ici : » » Les autres fibres naturelles végétales : Le Kapok ; écrit le: 4 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

Les autres fibres naturelles végétales : Le Kapok

Le kapok, fibre végétale non tissable, est issu du fruit d’arbres tropicaux, les kapokiers et les fromagers. Connu depuis des siècles des indigènes asiatiques et de ceux d’Amérique du Sud, le kapok a fait son entrée en Europe vers 1850 lorsque les Hollandais l’importèrent de Java.



Puis, son utilisation s’est développée, notamment à partir de l’exposition universelle de 1889, à Paris, qui a permis de le faire connaître. Actuellement, il est fortement concurrencé par les fibres chimiques.

La plante et sa culture

Les plantes fournissant le kapok sont des dicotylédones appartenant à l’ordre des malvales, de la famille des malvacées, genres Ceiba (C. pentan- dra, ou kapokier) et Bombax (B. malabaricum, ou fromager). Ce sont de grands arbres proches des baobabs, cousins géants du cotonnier, vivant dans les régions tropicales d’Asie (Malaisie, Inde, Indonésie), d’Afrique (Guinée) et d’Amérique latine (Brésil). Ces arbres, à tronc conique lisse ou épineux, étayé à la base par des contreforts développés, mesurent 25 à 50 m de hauteur.

Les branches horizontales sont superposées par étages. Les feuilles sont composées palmées. Les fleurs, dialypétales de type 5, possèdent des étamines soudées en un tube. Les fruits sont des capsules. plus ou moins côtelées, pointues aux extrémités, longues de 15 à 20 cm et de 3 à 5 cm de diamètre, contenant un grand nombre de graines.

À maturité, les capsules s’ouvrent par cinq fentes laissant sortir la bourre, ou ouate. La culture des kapokiers et des fromagers nécessite un climat chaud. Les arbres exigent peu d’eau et peuvent supporter de longues périodes de sécheresse. Mais, la pluie est préjudiciable au développement des capsules et à la qualité des soies; et les vents forts risquent d’endommager les branches.

Tous les sols, même pauvres, conviennent ; aucun entretien particulier n’est nécessaire. La propagation s’effectue par semis des graines ou par bouturage et les plantations se font à la saison des pluies. Les capsules arrivent à maturité de façon échelonnée.

La fibre, localisation et caractéristiques

Les fibres sont constituées par des poils ou soies émis par l’épiderme de la région interne du fruit ou endocarpe. Ce sont des cellules de 1,5 à 3 cm de long et 20 pm de section, de forme conique, se terminant en pointe. Leur paroi est épaisse et de nature cellulosique imprégnée de lignines. La lumière cellulaire, plus ou moins grande (plus importante dans les fibres de Bombax que dans celles de Ceiba), est remplie d’air, conférant à la fibre une grande légèreté ainsi que des propriétés thermiques. Les cellules, de nature épidermique, sont recouvertes d’une cuticule fortement cutinisée, ce qui rend la fibre très peu mouillable : elle est réputée pour flotter à la surface de l’eau sans s’immerger. La fibre est de couleur beige, possède un aspect lustré et duveteux, mais reste raide et sans souplesse. Après avoir été aplatie et compressée, elle peut retrouver tout son volume par simple exposition à l’air.

De la plante à la fibre

Les capsules ne sont récoltées que lorsqu’elles arrivent à maturité, ce qui échelonne la récolte sur deux à trois mois. Elles sont triées et séchées puis décortiquées soit manuellement, soit par machine. La graine est ensuite séparée des soies par pression à la main ou par ventilation après agitation sur palettes ou rouleaux : la graine tombe et les fibres sont entraînées par l’air. Les fibres récupérées sont triées, mises à sécher et compressées sous forme de balles, comme pour le coton.

Utilisations et débouchés

Contrairement à celles du coton, les fibres de kapok, trop courtes, raides et sans élasticité, ne se prêtent pas à la filature. Leurs propriétés de légèreté, d’isolant thermique et d’imperméabilité en font un matériau adapté à des usages particuliers : rembourrage de vêtements, comme les anoraks (fibre plus légère que le coton et plus chaude que la laine), rembourrage de lite­rie, couettes, oreillers, coussins ; utilisation dans la confection d’engins de sauvetage, ceintures, gilets et bouées (on dit que 300 g de kapok suffiraient à porter un homme !). Néanmoins, le kapok est actuellement fortement concurrencé par les fibres chimiques qui peuvent remplir les mêmes critères à des coûts moins élevés.

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