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Les fibres textiles : Le cycle de développement du cotonnier

Vous êtes ici : » » Les fibres textiles : Le cycle de développement du cotonnier ; écrit le: 3 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

Le cycle de développement du cotonnierLes fibres textiles : Le cycle de développement du cotonnier

Le cotonnier est une plante de pays chauds qui ne supporte pas de température inférieure à 5 °C. Le cycle de développement dure entre 160 et 210 jours selon le climat et les conditions de culture.

Durée du cycle ai étapes On peut diviser ce cycle en plusieurs stades de développement :



–    la levée du semis, qui dure de 6 à 30 jours et s’étend de la germination des graines à l’étalement des cotylédons. Deux facteurs lui sont favorables : l’eau, qui permet l’imbibition des graines, et la chaleur. La germination se déclenche au-dessus de 14-15 °C, elle est rapide à 30 °C et quasi nulle au-dessus de 40 °C ;

–    le stade végétatif comprend le développement de la plantule jusqu’à l’ouverture des premières fleurs. La croissance du réseau racinaire et de la partie aérienne, avec ses branches végétatives et fructifères, dure entre 20 jours, sous climat tropical humide, et plus de trois semaines en conditions défavorables. À ce stade, l’alimentation en eau est primordiale. Cette phase est déterminante pour la suite du développement et la reproduction. La fin de ce stade est marquée par la préfloraison, qui va jusqu’à l’ouverture de la première fleur et dure de 30 à 35 jours. C’est une période critique pendant laquelle la plante est sensible à la sécheresse, aux carences minérales et au parasitisme. Cette phase conditionne la qualité des fibres ;

–    le stade reproducteur comprend la floraison et la maturation des capsules. La floraison dure de 40 à 70 jours. Elle est très dépendante de l’humidité du sol et de l’ensoleillement. La pollinisation des fleurs s’effectue en général dans la matinée qui suit leur ouverture. La plante est naturellement autogame (fécondation de l’ovaire par le pollen de la même fleur), mais selon la densité des cultures le taux d’allogamie (fécondation par le pollen d’une autre fleur de la même espèce) varie de o à 50 % : le cotonnier est donc considéré comme étant semi-autogame. Après la fécondation, la capsule grossit rapidement. C’est la période de maturation, qui dure de 45 à 70 jours. Pendant cette phase, des poils épidermiques situés à la surface des graines apparaissent et forment les fibres. Floraison et maturation s’étagent dans le temps et dans l’espace.

L’amélioration variétale. L’homme a toujours cherché à améliorer, de façon empirique puis scientifique, les qualités du cotonnier: hybridations naturelles ou provoquées, recherche de mutants ou de plantes présentant un caractère intéressant pour l’industrie notamment. Les critères de sélection sont très nombreux. Ils peuvent concerner l’amélioration de la production : port de la plante, croissance, précocité, résistance aux maladies et aux ravageurs, rendement en fibres, résistance à la verse, pilosité, caractère stormproof taux de graines avortées, valeur nutritive de la graine, recherche de variétés glandless (littéralement «sans glande» donc ne sécrétant pas de gossypol). Le gossypol étant un produit toxique, surtout pour les animaux monogastriques et pour l’homme, l’intérêt des variétés glandless est de pouvoir fournir l’huile et les farines riches en protéines directement utilisables dans l’alimentation. Les critères d’amélioration de la qualité des fibres sont aussi pris en compte : longueur,

finesse, ténacité, couleur, allongement, infroissabilité, stabilité dimensionnelle. Cependant, un certain nombre de ces variétés se révèlent plus sensibles aux maladies et aux parasites. Les hybrides sont très souvent instables et ont tendance à dégénérer. La recherche permanente de nouvelles variétés est donc nécessaire. Les méthodes de sélection sont variées et répondent à des objectifs précis adaptés à chaque région selon le climat, le sol, les agents agresseurs dominants, les facteurs économiques et sociaux.

La création de plantes génétiquement modifiées (plantes transgéniques), dans le génome desquelles on transplante expérimentalement un gène d’intérêt, comme la résistance aux pathogènes ou aux herbicides et la tolérance aux virus, s’est considérablement développée ces dernières années. Le rapport des surfaces cultivées pour des cotons transgéniques commercialisés et de la totalité des surfaces de culture cotonnière est passé de 3,7% en 1999 à 5,3% en 2000. En 2004, il représente environ 30%, avec les États-Unis et la Chine en tête (respectivement 73% et 61% de leurs surfaces cotonnières). L’utilisation des plantes génétiquement modifiées doit être cependant maîtrisée et nécessite toute une procédure d’homologation qui permet d’évaluer l’impact de ces plantes dans les domaines de la santé et de l’environnement.

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