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Les barrages hydroélectriques

Vous êtes ici : » » Les barrages hydroélectriques ; écrit le: 18 octobre 2012 par abir modifié le 13 novembre 2014

Les barrages hydroélectriques
Les barrages hydroélectriques

S’ils n’ont pas directement fonction d’intervenir sur les débits, les barrages hydroélec­triques ne peuvent manquer d’avoir des conséquences à ce niveau, ne serait-ce que parce qu’ils interceptent, même peu de temps, les débits venant d’amont – et donc les étalent dans le temps. Tous les grands systèmes fluviaux de la périphérie de l’Arc alpin, nés dans les Alpes, ainsi que leurs principaux affluents (Arve, Isère et Durance pour le versant français), sont « artificialisés au point de connaître une répartition spatio-tem­porelle de la ressource tout à fait différente de celle que dicte la nature » (Vivian, 1992).

Les écoulements, qui proviennent de rivières ainsi « aménagées », peuvent se résu­mer en deux types principaux (Vivian, 1992) :



– Les écoulements résiduels sont ceux qui restent après l’amputation partielle des débits au profit d’un bassin voisin. Un débit «réservé»2 est fixé à l/10e du module (l/25e avant 1980). Les prélèvements s’effectuent sur tous les mois de l’année, avec un pourcentage variant de 20 à plus de 90 %. Les surfaces qui alimentent 1 écoulement

peuvent être modifiées dans des pro­portions qui, dans les cas extrêmes, peuvent être dans un rapport de 1 à 20.

Les débits peuvent ne pas être modifiés dans leurs rythmes; ils le sont considérablement dans leurs volumes annuels, puisqu’ils ne correspondent plus qu’à une partie tronquée (ou au contraire augmentée) de la surface de leur bassin. Un exemple est fourni par l’Isère à Malgovert .

La succession de prélèvements et d’apports tout au long des Cours d’eau fait que le réseau hydrologique naturel  n’existe plus que sous forme de tronçons dont les débits dépendent non plus de  l’abondance d’amont mais du jeu des prises et rejets.

– Les écoulements influencés subis­sent une modification de la répartition temporelle des débits, tant au niveau des rythmes journaliers que mensuels, en fonction des besoins en électricité et des turbinages. Ces écoulements concernent surtout la partie aval des cours d’eau où, par le jeu des compensations, les pertur­bations liées aux transferts d’un bassin à l’autre arrivent plus ou moins à s’équili­brer. Ces rivières connaissent un rythme d’écoulements annuels beaucoup plus régulier, où les abondances d’été et d’hiver ne s’opposent plus aussi vigou­reusement que par le passé, mais ten­dent à s’égaliser.

Les perturbations, qui résultent de ces aménagements, sont considérables. Les modules annuels, comme les rythmes d’écoulement des cours d’eau peuvent n’avoir plus rien de commun avec les conditions naturelles, et ne plus être que le résultat du jeu de prises et rejets dans le cours d’eau, au gré des contraintes et des choix de gestion, comme le montre l’exemple de la Durance, ou plus encore celui de l’Arc .

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