Les facteurs du vieillissement : Le facteur génétique

> > Les facteurs du vieillissement : Le facteur génétique ; écrit le: 13 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

Ils ont longtemps été imaginés, supposés. On les connaît mieux.
Galien (129-190) parlait de perte de « la chaleur innée » et de déshydratation. Au XVIIIe siècle avait cours l’analogie entre la vie et la flamme ; la vieillesse était assimilée à une chandelle qui se consume, à l’épuisement d’une lampe à huile qui s’éteint. Au début du XIXe siècle, au temps du vita¬lisme, elle fut interprétée comme l’affaissement de la force vitale ; ce qui reprenait en somme la chaleur innée de Galien… Avec Elie Metchenikov (1845-1916) vint l’idée que la sénescence serait due à une intoxication chronique lente par des toxines produites par des bactéries intestinales ; il préconisait l’ingestion de yaourt. D’autres affirment qu’elle est le résultat d’une diminution de la capacité de régénération. P. Lecompte de Nouy découvrit la diminution de la vitesse de cicatrisation avec l’âge (1 936).

Les facteurs génétique

De multiples facteurs environnementaux existent, mais on admet que la longévité a essentiellement une base génétique ; le vieillissement est programmé dans le génome ; il est inscrit dans l’ADN cellulaire. Il est spécifique et individuelle. Spécifique : le vieillissement et la mort ne frappent pas avec égalité toutes les espèces, ni tous les individus d’une mêmeespèce : il existe de grands écarts entre les espèces. Ces variations ont longuement intrigué les naturalistes. Les éphémères ne vivent que quelques heures. Parmi les Mammifères, l’âge varie de 2 ans chez les musaraignes, de 3 ans chez la souris, de moins de 20 ans chez le chien et le chat, 26 ans le porc, 70 ans l’éléphant, à 120 ans l’Homme, en dehors de tout facteur pathologique surajouté. Les tortues marines des Galapagos vivent plus d’un siècle et continuent de grandir toute leur vie d’adulte. Individuel : les écarts existent dans une même espèce entre les individus. Certains meurent subitement, d’autres après des mois, des années de souffrance et de déchéance. Les longévités prétendues, soit dans la Bible (Mathusalem 969 ans, Noe 950 ans, Isaac 1 80), soit dans certains pays (Caucase ou Cordillère des Andes : 130-150 ans), ne peuvent pas être retenues.
Tout se passe comme si des gènes du vieillissement gouvernaient le fonctionnement d’une horloge interne. Trouver les gènes impliqués dans le vieillissement est au programme des recherches. En fait, plusieurs gènes interviennent de près ou de loin dans le processus naturel du vieillissement.
On admet l’existence d’une corrélation entre la capacité de réparation de l’ADN et la longévité potentielle d’un individu. Les notions de gérontologie, de mutation de l’ADN mitochondrial, de réparation polynucléotidique aux extrémités des chromosomes sont l’objet de recherche : le projet français Chronos étudie les chromosomes de 400 centenaires et des maladies caractérisées par une diminution de la longévité. Les travaux mettent en valeur l’importance du rendement métabolique notamment par une réduction des processus de peroxydation liés à la production de radicaux libres. L’altération des structures cellulaires et des fibres (fibrose, sclérose, nécrose) résulte principalement de l’agressivité des espèces actives de l’oxygène (radicaux libres) et des taux circulant et tissulaires excessifs de métabolismes glucidiques. Le déséquilibre entre anabolisme et catabolisme entraîne un moindre renouvellement des tissus et une partie de leur qualité. Les facteurs antioxydants ont une origine exclusivement nutritionnelle : vitamines A, C et E, oligoéléments, cofacteurs enzymatiques sélénium, ainsi que les caroténoïdes et flavonoïdes élaborés par les plantes.

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