Les primates : Les facteurs de l’accroissement du cerveau

> > Les primates : Les facteurs de l’accroissement du cerveau ; écrit le: 10 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

L’évolution accélérée du cerveau

L’évolution accélérée du cerveau, l’augmentation rapide de son volume sont évidentes et font contraste avec la période de stagnation antérieure.Au sujet des facteurs qui sont intervenus, le rôle de la sélection naturelle n’est pas mis en doute mais ne suffit pas. L’intervention de mutations et de la transmission de l’acquis (néo-Lamarkisme ) a été avancée.

  • Le déplacement des yeux vers l’avant dans un plan frontal – et non plus latéral – a déterminé la superposition de la vision de chaque œil et la vision stéréoscopique qui donne une meilleure appréciation du volume et de la distance des objets.
  • La main, libérée de son rôle locomoteur par la station verticale, est devenue organe de préhension et de sensibilité tactile, fonctions qui furent longtemps celles de la mâchoire. L’opposition du pouce et des doigts a permis la préhension fine des objets nécessaires à la fabrication des outils. L’augmentation des corpuscules sensoriels sur la face palmaire de la main a fait de la main un organe de relation avec le monde extérieur. On s’est demandé à qui revenait la priorité dans les interactions entre la main et le cerveau. Est-ce parce que le cerveau s’est développé que la main est devenue plus apte ou inversement ? Anaxagore disait déjà : « L’Homme est intelligent parce qu’il a des mains ». On admet avec Piveteau que main et cerveau se sont perfectionnés l’un par l’autre.
  • La station verticale et la locomotion bipède, une des caractéristiques des Hominidés, ont favorisé le développement du cerveau. Debout, l’Homme dirige son regard et sa pensée plus loin dans l’espace et dans le temps. La locomotion bipède date d’environ 3 millions d’années, la station verticale de 1,5 million d’années. Dans la station verticale, le crâne repose sur la colonne vertébrale et n’est plus appendu à son extrémité, comme chez les quadrupèdes, et soutenu par les volumineux muscles de la nuque. La réduction des muscles de la nuque, comme ceux des muscles masticateurs, a permis au cerveau de se développer en hauteur et en largeur. Anthony a fait à ce sujet une expérience démonstrative : La suppression chez le jeune chien des muscles temporaux est suivie de l’élargissement de la boîte crânienne. Le crâne se développe et le massif facial et la dentition se réduisent. Dans la station verticale, la main est libérée de son rôle locomoteur, plus d’appui au sol, plus de suspension dans les arbres ; elle devient uniquement organe de tact et de préhension et libère la mâchoire de cette fonction ; mise au service du cerveau, elle multiplie les contacts et contribue au développement des centres sensitivo-moteurs.

Vidéo: Les primates : Les facteurs de l’accroissement du cerveau

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