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Les structures sociales dans les sociétés animales: les canidés

Vous êtes ici : » » Les structures sociales dans les sociétés animales: les canidés ; écrit le: 17 novembre 2012 par Sameh modifié le 13 novembre 2014

La monogamie:Les structures sociales dans les sociétés animales: les canidés

La famille des canidés offre des exemples d’organisation sociale où la monogamie est pratiquement la règle : un mâle et une femelle entretiennent une relation sexuelle exclusive. Mais les avis des spécialistes divergent sur l’interprétation de cette monogamie : soit elle constituerait une stratégie sexuelle, soit, au contraire, elle entrerait dans le cadre d’une véritable organisation sociale.
La monogamie peut être facultative : les individus se trouvent, en effet, si éloignés les uns des autres dans l’espace que, la plupart du temps, l’opportunité d’une rencontre sexuelle avec un congénère de sexe opposé peut s’avérer rarissime…
La monogamie peut être obligatoire, une femelle ne pouvant élever ses petits sans l’assistance directe de ses congénères.
Chez les canidés, trois types de structure de groupe se présentent. Certains canidés sont temporairement monogames : le couple se sépare quand le ou les jeunes deviennent indépendants. C’est le cas du renard (Vulpes vulpes).
D’autres le sont de façon permanente : la troupe peut comprendre une ou deux générations de jeunes qui chassent en coopération avec leurs parents, comme chez le coyote ou le chacal.
Les groupes comprennent plusieurs adultes des deux sexes, avec une dominance séparée des mâles et des femelles. La reproduction est normalement dévolue au mâle et à la femelle alpha. C’est le cas chez le chien chasseur d’Afrique, le dhole ou chien sauvage d’Asie (Cuon alpinus) et le loup.



La structure hiérarchique:

Chez les loups, à la tête de la meute, se trouve un animal alpha qui le devient, généralement, après la disparition du précédent. Il doit s’imposer physiquement comme chef et suivre, en outre, un certain nombre de règles.
La plupart du temps, l’animal alpha est un mâle, quelquefois une femelle. Quand l’individu alpha est un mâle, sa louve occupe le deuxième rang; inversement, si l’alpha est une louve, le mâle sera le second de la meute.
L’alpha conduit la meute, dirigeant surtout ses déplacements.
Même de loin, il est facile à distinguer dans ses postures: il se déplace la queue raide et à l’horizontale. C’est aussi l’alpha qui sépare les combattants et réduit l’agressivité entre membres de la meute. Il est le premier à se nourrir d’une proie après la chasse; les autres viennent ensuite se servir dans un ordre hiérarchique.
L’importance de l’alpha est telle qu’en l’absence de chef les affrontements deviennent si nombreux que l’existence même de la meute se trouve alors en péril.
Après l’animal alpha, viennent les dominants puis les sous-dominants. Ils occupent une place privilégiée; forts et vigoureux, ils
défendent bien leur rang. On trouve ensuite une population moyenne, empêchée de se reproduire par les loups de haut rang, ce qui évite la surpopulation. Au cours de la chasse, ces individus peuvent contribuer à traquer les proies, mais, au contraire des loups de rang supérieur, ils ne participent pas à la mise à mort. Le plus souvent, ils gardent le « camp », lieu où la meute s’est établie. Enfin, au bas de l’échelle, se situe un animal oméga, souffre-douleur qui, cependant, semble représenter un facteur d’équilibre pour le groupe.

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