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Les structures sociales dans les sociétés animales: Les moutons et chèvres

Vous êtes ici : » » Les structures sociales dans les sociétés animales: Les moutons et chèvres ; écrit le: 16 novembre 2012 par Sameh modifié le 13 novembre 2014

Les populations de moutons sauvages (Ovis) et de chèvres (Capra) sont disséminées de par le monde. Bien différents dans leur morphologie et dans leur écologie, chèvres et moutons sont pourtant très proches par leur comportement social. La taille et la composition de leurs groupes varient beaucoup plus entre les populations qu’entre les espèces. Des hiérarchies à dominance marquée se développent en général chez les mâles, mais sont faibles ou même absentes chez les femelles d’ovidés sauvages.

Les structures sociales dans les sociétés animales: Les moutons et chèvres



Cornes et combats:

Le comportement de combat des chèvres et moutons est étroitement lié à la structure de leurs cornes et à la morphologie de leur crâne. Les cornes sont largement utilisées dans les combats, mais elles servent aussi d’indicateurs du rang social, les comportements observés chez les mâles dominants dans leurs interactions de combat avec les mâles du bas de la hiérarchie sont très semblables à ceux qu’ils ont envers les femelles en œstrus.

L’usage d’indices olfactifs:

Il existe une différence notable entre chèvres et moutons : l’utilisation des informations olfactives. Les chèvres se servent volontiers d urine pour indiquer leur état physiologique aux mâles. Il en est de même des moutons. L’œstrus est déclenché, au moment opportun, par les mêmes moyens.

La structure de l’habitat:

Comme chez les autres ongulés, la structure de l’habitat est très importante pour déterminer la taille du groupe. Les terrains les plus larges et ouverts autorisent des groupes de plus grande taille. Dans la nature, les populations de moutons et de chèvres sont habituellement formées de plusieurs groupes se mêlant entre eux et occupant des domaines vitaux spécifiques qui varient de façon saisonnière, mais sont réutilisés chaque année. Ces changements saisonniers de domaines vitaux, aussi bien en taille qu’en localisation, sont étroitement liés au climat, aux végétaux disponibles et aux activités de reproduction.

Les critères morphologiques:

Chez les moutons vivant à l’état sauvage, les relations de dominance sont vivement manifestées. Le statut social de l’individu, ou son rang dans la hiérarchie, est en relation avec la taille de ses cornes mais aussi avec son âge, son poids et son comportement général. Chez les brebis, ces relations sont faibles ou inexistantes.

L’impact de la domestication:

Chez les chèvres domestiques, la hiérarchie des femelles serait un artefact issu des conditions d’élevage qui modifient les conditions normales de composition du groupe. Les données recueillies dans les populations sauvages de caprins et d’ovins sont riches d’enseignements pour la compréhension des espèces de ferme. En fait, les différences sont relativement peu importantes.

L’importance de l’âge:

Dans les troupeaux fermiers de moutons, le groupe est généralement conduit par la plus vieille brebis, celle qui par conséquent, a le plus de descendants. Les femelles les plus âgées sont en tête, immédiatement suivies de leurs agneaux. Dans les troupeaux uniquement constitués de mâles, la fonction de leader est également dévolue au plus âgé. La situation est assez semblable chez les chèvres, mais le leadership y est moins clairement défini. La dominance elle-même est peu manifestée par les moutons ou les chèvres durant les activités normales de pâturage. Elle apparaît chez certaines races au moment du repos, quand il faut trouver un emplacement pour la nuit. L’ordre de dominance s’établit rapidement et franchement quand les brebis et les béliers sont réunis au moment de la reproduction. L’activité sexuelle des subordonnés est alors très inhibée par la présence des dominants. L’ordre de dominance est plus marqué chez les chèvres que chez les moutons. Chez elles, les combats sont déterminants pour l’établissement de la hiérarchie. Comme chez les vaches, l’animal dominant n’est pas obligatoirement le conducteur du troupeau. Quand le leadership est bien marqué, comme entre la mère et ses petits, la dominance est peu marquée. Et, inversement, si des rapports de dominance sont bien établis, ils tendent à exclure le leadership : c’est le cas entre individus jeunes et vieux non apparentés. Dans les troupeaux importants, les vieilles femelles ayant beaucoup de descendants sont les leaders et les mâles les plus vieux et les plus forts s’avèrent être les dominants du groupe.

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