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Mille-pattes et myriapodes

> > Mille-pattes et myriapodes ; écrit le: 16 avril 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014


La plupart des myriapodes fossiles, nommés archipolypodes, sont voisins des diplopodes actuels. Les plus anciens datent du dévonien. D’une taille d’environ 30 centimètres, ils étaient sans doute amphibies. Les formes actuelles se rencontrent facilement dans de nombreux repaires naturels : tas de pierres, mottes de terre, écorces, fissures, cavernes…, où règnent obscurité et humidité. Avec quelque 17 000 espèces répertoriées, les myriapodes forment un groupe bien représenté dans la nature. Hormis les chilopodes, prédateurs (voir Scolopendres), ils se nourrissent surtout de matières végétales en décomposition.

Leur morphologie est assez complexe. Seule la tête est bien individualisée par rapport au reste du corps, en général cylindrique chez les diplopodes, aplati chez les chilopodes et composé d’une série d’anneaux, ou segments, portant les paires de pattes.

Subdivisions des mille-pattes

Diplopodes, pauropodes, symphyses et chilopodes forment la classe des myriapodes. Ils possèdent un caractère commun, la diplopode (chaque segment est en fait un double segment), qui existe de façon apparente ou latente chez tous les myriapodes. Les diplopodes comprennent le plus grand nombre d’espèces connues, 8 000 environ, tandis que les chilopodes en comptent environ 3 500. Les deux autres ordres totalisent 600 espèces. Deux groupes se distinguent en fonction de la position des orifices génitaux : ils sont situés en arrière du corps chez les chilopodes (scolopendres par exemple), qui sont, comme les insectes, opisthogonéates, et en avant du corps chez les diplopodes (tels les glomérides, polydesmes et iules), les pauropodes et les symphyles, qui sont progonéates.


Une croissance par paliers

L’embryon, formé dans l’œuf, éclôt en fendant les enveloppes qui l’entourent. Le développement postembryonnaire est le plus souvent du type anamorphe , le jeune ressemble à l’adulte mais porte moins d’anneaux et d’appendices. L’animal croît par mues successives dont le nombre est variable selon les groupes (par exemple, une douzaine chez les iules et huit chez les polydesmes). La croissance est terminée lorsque la totalité des segments et la maturité sexuelle sont acquises. Ce type de développement est observé chez beaucoup de diplopodes, sauf chez les Glome-ris. Ceux-ci, après une période d’anamorphose, présentent un développement épimorphe, où le nombre de segments du jeune ne s’accroît plus : seule une augmentation en taille a lieu après les mues. Ce type de développement mixte s’observe aussi chez les chilopodes lithobiomorphes et les scutigères. Enfin, chez les géophiles et les scolopendres, le développement est entièrement épimorphe (le jeune naît avec son nombre d’anneaux définitif).

Un groupe à part : les pénicillates

Ces diplopodes mesurent au maximum 5 millimètres. Ils possèdent un revêtement très important de soies (ou trichomes) aux formes et rôles divers, comme la rétention d’air et la protection contre le soleil ou la noyade… Il existe quatre espèces en France, dont la plus répandue est le Polyxène, qui vit surtout sous les écorces de platanes. Ses antennes lui permettent de s’orienter et de détecter sa nourriture, fournissant des informations gustatives, olfactives, tactiles, thermiques et hygrométriques sur son environnement. Cas exceptionnel chez les diplopodes, l’une des deux formes existantes est parthénogénétique : la femelle pond des œufs qui se développent sans être fécondés.

Vidéo : Mille-pattes et myriapodes

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