Radioactivité et imagerie médicale

> > Radioactivité et imagerie médicale ; écrit le: 28 mars 2012 par azza modifié le 14 novembre 2014

 Radioactivité et imagerie médicale

Comme nous l’avons vu tout au début de notre histoire, c’est Röntgen qui avait donné le coup d’envoi à l’imagerie médicale en inventant la radiographie. La puis­sance de cette technique ne s’est jamais démentie, et beaucoup de perfectionnements lui ont été apportés, que ce soit dans les méthodes d’opacification des organes aux rayons X, ou dans l’exploration du corps en trois dimensions. Nous ne procéderons pas à un historique détaillé de cette question, mais nous nous contenterons de men­tionner deux techniques importantes, la tomographie et le scanner. La tomographie consiste à faire décrire un arc de cercle à la source de rayons X autour de l’organe à explorer, de façon à obtenir une sorte de convergence des rayonnements au niveau de cet organe. En modifiant la position de ce point de convergence, on peut obtenir des « coupes » en profondeur de cette partie du corps, ce qui revient à une explora­tion en trois dimensions. Elle a été aujourd’hui supplantée par le scanner, technique dans laquelle la source de rayons X et le détecteur peuvent tourner en même temps autour du patient. Un ordinateur est couplé au système, et un algorithme très élaboré permet de construire une image tridimensionnelle à partir des projections successives ainsi obtenues. De cette façon, on peut visualiser en trois dimensions l’intérieur du corps humain, avec une qualité d’image remarquable.

On note que, dans ces méthodes utilisant les rayons X, comme pour l’antique main de Bertha, l’image finale est obtenue à partir d’une ombre, celle de l’organe éclairé par les rayonnements. Elle dépend donc essentiellement de son opacité, natu­relle ou renforcée artificiellement.

Les isotopes radioactifs fournissent une autre approche. On injecte une substance émettrice qui va se fixer préférentiellement au niveau d’un certain organe, et on me­sure la radioactivité émise à partir de ses différents points. Le corps n’est plus éclairé,

mais devient la « source » du rayonnement observé. De plus, l’évolution de l’image en fonction du temps fournit des renseignements sur le fonctionnement de l’organe exploré. Naturellement, les doses de radioactivité injectées ne doivent pas altérer ce fonctionnement, ni porter atteinte à la santé de l’individu. Cela peut être aisément réalisé parce que les détecteurs de rayonnement utilisés dans l’imagerie médicale sont beaucoup plus sensibles aux rayonnements que le corps humain lui-même.

Rappelons enfin, qu’en dehors des rayons X et de la radioactivité – dont les deux principales applications sont présentées ci-dessous-, l’imagerie médicale utilise d’autres « messagers », et notamment les ultra-sons et certaines ondes électriques.

Vidéo : Radioactivité et imagerie médicale

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Radioactivité et imagerie médicale

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