Arthropodes

> > Arthropodes ; écrit le: 23 mars 2012 par chayma modifié le 17 novembre 2014

Les arthropodes constituent un monde très diversifié qui rassemble plus des trois quarts des animaux décrits à l’heure actuelle. Ils représentent également le groupe le plus important du règne animal par le nombre d’espèces et la variété des caractères morphologiques. Omniprésents dans tous les types de milieux, ils occupent une quantité remarquable de niches écologiques.

Les trilobites fossiles

Parmi les plus anciens arthropodes identifiés, les trilobites, animaux marins aujourd’hui disparus, étaient à leur apogée il y a environ 500 millions d’années, soit 200 millions d’années avant que les insectes prennent de l’importance. Connus du cambrien au permien, ils constituent le sous-embranchement des trilobitomorphes.

Tous fossiles, ils possèdent un squelette externe (ou exosquelette) dorsal divisé longitudinalement en trois lobes, des appendices biramés et des antennes situées en avant de la bouche. L’exosquelette est très minéralisé, et la grande majorité des fossiles ne correspond qu’à !a mue de ce squelette, retrouvée souvent dans les roches sédimentaires des mers peu profondes, où ils vivaient pour la plupart. Le genre Olenoides est  un des rares trilobites dont tous les appendices soient connus, avec les parties molles du corps.

Au cambrien, à la différence des trilobites. les autres arthropodes avaient une seule cuticule organique. non minéralisée : de ce fait, ils n’ont été que rarement conservés.

Les représentants actuels

Ils forment les deux autres sous-embranchements des arthropodes : d’une part les chélicérates, munis d’appendices buccaux préhensiles, les chélicères), d’autre part les mandibulates. ou antennates, pourvus d’antennes et de mandibules, ou mâchoires. Les mandibulates ont soit une respiration branchiale et deux paires d’antennes (comme les crustacés), soit une respiration trachéenne et des appendices locomoteurs nombreux (myriapodes) ou limités à trois paires (insectes). On divise également les arthropodes actuels en deux groupes, les crustacés et les uniramés (myriapodes et insectes).

L’une des tendances les plus constantes du phylum des arthropodes réside dans le passage de la vie aquatique à la vie terrestre : l’adaptation à cette dernière, ébauchée chez de nombreux crustacés, est parfaitement réalisée chez les myriapodes et les insectes, qui ont même conquis les milieux aériens. Les chélicérates primitifs (mérostomes et pycnogonides) sont aquatiques ; tous les arachnides sont terrestres, à l’excep­tion des hydracariens-, de l’araignée du genre argyronète, entre autres, retour­nés aux milieux d’eau douce ou marin. Les scorpions comptent parmi les plus anciens métazoaires adaptés à la vie terrestre.

Un ancêtre commun aux arthropodes et vers annelés

Arthropodes et annélides (vers annelés) ont de profondes affinités : des ressem­blances d’ordre anatomique et embryo­logique démontrent leur parenté. Mais, sur l’origine propre des arthropodes, une question se pose quant à la formation de la carapace dure et articulée, ou arthro-podisation, généralement liée à la subdivision du corps et à la différenciation des appendices : l’arthropodisation est-elle apparue en une seule fois chez l’ancêtre commun, ou par étapes, indépendam­ment, chez les divers groupes qui consti­tuent les arthropodes actuels?

La séparation des grands groupes da­te d’une époque lointaine, certainement antérieure à 530 millions d’années, quand les mers couvraient une grande partie de la surface du globe terrestre. Les différentes lignées ont suivi des évo­lutions assez parallèles. Elles se distin­guent les unes des autres par la disposi­tion des segments et des appendices, le fonctionnement des pièces buccales et le développement embryonnaire. Les caractères ont progressé à des vitesses différentes – on parle d’une évolution en mosaïque – et se sont associés de di­verses manières, ce qui explique en par­tie les difficultés que l’on a à déterminer les affinités des lignées.

Néanmoins, il semblerait que les arthropodes actuels descendent d’un ancêtre commun. Des spécialisations seraient intervenues par la suite dans les différents groupes.

La division externe du corps

Comme chez les annélides, le corps des arthropodes est constitué d’une série d’éléments placés les uns à la suite des autres.

Ces éléments, appelés segments ou métamères, illustrent le processus évolutif appelé métamérisation parfois presque totalement disparue chez certains groupes, comme les araignées. Les métamères sont plus ou moins dissemblables et reliés les uns aux autres par des membranes articulaires minces et flexibles.

Chaque segment est muni d’une paire d’appendices articulés et entouré d’un anneau de chitine qui, dans l’immense majorité des cas, est divisé en deux par­ties : une pièce ventrale, le sternite, et une dorsale, le tergite.

Vidéo : Arthropodes

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Arthropodes

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