Autruche et ratites

> > Autruche et ratites ; écrit le: 23 mars 2012 par chayma modifié le 17 novembre 2014

Plusieurs groupes d’oiseaux qui ne volent plus ont été rassemblés dans le groupe des ratites. Leur caractéristique commune est de ne pas posséder de bréchet, qui, chez tous les autres oiseaux (les carinates), sert d’insertion aux muscles pectoraux très développés qui permettent le vol : ceux-ci n’étant plus nécessaires, le bréchet a disparu. Les ratites regroupent cinq familles dans lesquelles on distingue dix espèces. L’autruche habite l’Afrique, les deux espèces de nandous l’Amérique du Sud. L’émeu est australien, les trois espèces de kiwis se rencontrent uniquement en Nouvelle-Zélande, et les trois espèces de casoars en Australie et en Nouvelle- Guinée. Malgré l’absence de bréchet, une multitude de caractères montrent que les ancêtres des ratites étaient des oiseaux volants. La perte de l’aptitude au vol est donc apparue secondairement.

Le plus grand des oiseaux

La taille (2,50 m) et le poids (120 kilos) en font le plus grand et le plus lourd des oiseaux. L’autruche (Struthio camelus), dont on reconnaît quatre sous-espèces, occupe les régions sèches et ouvertes d’Afrique. Sa silhouette est familière : de longues jambes puissantes et sans plumes, un corps massif et un long cou mobile, terminé par une petite tête avec deux gros yeux noirs. Le nombre des doigts est réduit à deux par patte. L’autruche, coureur infatigable, peut atteindre 50 kilomètres à l’heure. Le mâle possède un plumage noir et de grandes rémiges blanches, autrefois utilisées pour les parures, tant par les Européens que par les Africains. La femelle et les jeunes ont un plumage brun qui les camoufle aux yeux des prédateurs. Cela n’empêche pas les autruches de relever fréquemment la tête pour surveiller les alentours lorsqu’elles s’alimentent. Elles consomment de grandes quantités de pousses, graines, fleurs et feuilles.

Des débuts difficiles

Au moment de la saison de reproduction, le mâle creuse dans le sol plusieurs cuvettes réparties sur son territoire. La femelle du couple choisit l’une d’elles et y dépose une douzaine de gros œufs, pesant chacun entre 1,1 et 1,9 kilo. Lorsqu’elle a terminé, d’autres femelles, parfois plus de six, viennent à leur tour pondre dans le nid. Le mâle et la femelle «propriétaire» assureront seuls la garde et l’incubation des œufs, puis l’élevage des jeunes. Les œufs d’autruches sont convoités par une foule de prédateurs ; le plus ingénieux, le percnoptère d’Égypte, utilise une pierre pour briser leur épaisse coquille (2 mm). Même gardés, les nids sont fréquemment détruits par les hyènes et les chacals. On estime que moins de 10 % des nids restent intacts à l’issue de la ponte (3 semaines) et de l’incubation (6 semaines). Les poussins d’autruches sont bien développés à l’éclosion. Ils se déplacent accompagnés de leurs parents qui tentent de les protéger des rapaces et des prédateurs terrestres. Il arrive fréquemment que les jeunes issus de nids différents se regroupent, toujours escortés par un ou deux adultes. La mortalité au cours de la première année d’existence est estimée à 85 %. Les autruches vivent parfois au-delà de quarante ans.

Vidéo : Autruche et ratites

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Autruche et ratites

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