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Carpes, poissons blancs et cypriniformes

Vous êtes ici : » » Carpes, poissons blancs et cypriniformes ; écrit le: 28 mars 2012 par chayma modifié le 17 novembre 2014

Carpes, poissons blancs et cypriniformesLes cyprinidés représentent la plus importante des quatre familles de cyprini-formes : elle groupe à elle seule plus de 2 000 espèces de tous les continents, Amérique du Sud et Australie exceptées.

L’âge des carpe

La carpe, originaire du Turkestan et introduite en Chine et en Europe, est présenté dans une grande partie de l’Eurasie, sauf dans les régions froides comme le nord de la Scandinavie; on l’a récemment importée en Amérique du Nord. Elle aime les eaux des lacs et rivières calmes, riches en végétation. Surtout active le soir et la nuit, elle a un régime omnivore, ajoutant aux plantes larves d’insectes et autres invertébrés. Elle peut atteindre 1 mètre ou davantage. L’étude des écailles ou des otolithes (concrétions calcaires présentes dans l’oreille) montre que les carpes dites centenaires ne sont qu’une légende; leur longévité ne dépasse guère une vingtaine d’années. La carpe se reproduit à la fin du printemps, dès l’âge de trois ans; le mâle se couvre alors de verrues passagères. La ponte a lieu au milieu des plantes, chaque femelle libérant des centaines de milliers d’œufs minuscules qui éclosent en moins d’une semaine, donnant des alevins à peine visibles à l’œil nu. La croissance des alevins est très rapide : avant le premier hiver, le carpillon pèse plus de 100 grammes. Élevée depuis des siècles, en Chine et en Europe, la carpe a donné un certain nombre de variétés : carpe-cuir, carpe-miroir, carpe dorée ou bigoï des Japonais. Dans la nature, la carpe a pour ennemis les hérons, balbuzards et autres oiseaux aquatiques, les loutres, et des poissons prédateurs comme le brochet.



La carpe argentée et l’amour blanc sont deux cyprinidés originaires de Chine qui atteignent couramment de 70 centimètres à 1 mètre et se nourrissent essentiellement d’algues et de plantes aquatiques. Introduits par les pisciculteurs en Europe occidentale en 1965, ils sont élevés en même temps que les carpes, ce qui évite de nettoyer trop souvent la végétation qui recouvre les parois des bassins.

Barbeaux et ablettes

Le barbeau commun est aussi vif et agile que la carpe est indolente. Long d’une soixantaine de centimètres, il recherche les eaux vives et claires et les fonds de sable ou de gravier. Surtout actif de nuit, il parcourt inlassablement son domaine et se nourrit de tout ce qu’il trouve : plantes, détritus divers, petits poissons, larves d’insectes et petits invertébrés. Vers la fin du mois de mai, il remonte le cours supérieur des rivières jusqu’à une altitude de 800 mètres environ et abandonne sur les fonds de graviers des œufs minuscules.

Parmi les nombreuses espèces de barbeaux, surtout répandues en Asie, citons le barbeau géant de Thaïlande (3 m), le barbeau de Sumatra, apprécié des aquariophiles pour ses couleurs et sa robustesse, et le mahseer, qui peut atteindre 1 mètre et vit dans les torrents himalayens ; celui-ci résiste aux courants en utilisant sa bouche comme ventouse pour se fixer aux pierres.

L’ablette doit son nom à l’éclat argenté de ses écailles (en latin albulum, «blan-châtre»). Longue de 15 centimètres, elle parcourt sans cesse, en essaims nombreux, les eaux calmes près de la surface, se jette sur toute proie éventuelle et mord facilement à l’hameçon. Sa petite taille en fait la victime des perches, brochets et autres prédateurs aquatiques. Bien que peu goûtée des gastronomes, l’ablette était pêchée en abondance, notamment en Hongrie, car on tirait de ses écailles l’essence d’Orient, qui permettait de fabriquer des fausses perles en colorant des billes de verre.

Citer tous les «poissons blancs», même en se limitant à ceux de nos rivières, reviendrait à énumérer une vingtaine d’espèces, certaines bien connues des pêcheurs à la ligne, comme le gardon, le rotengle, le-chevaine ou meunier, le vairon, le hotu, la brème, le goujon ou la tanche, d’autres moins communes ou moins appréciées. On observe chez de nombreuses espèces des variétés de couleur rouge. Ainsi, le carassin brun verdâtre a comme variété d’élevage le poisson rouge ou cyprin doré. Une certaine tendance naturelle aux mutations génétiques et la patience des éleveurs ont permis de sélectionner chez cette espèce des variétés fragiles et incapables de se maintenir à l’état sauvage, telles que queues de voile, têtes de lion, télescopes et poissons-comètes. Un autre cyprinidé, l’ide mélanote, d’un brun verdâtre à l’état sauvage, donne aussi une variété d’un beau rouge orangé ; on la distingue aisément du cyprin doré à son corps plus élancé et à sa plus grande taille (elle peut atteindre 60 cm alors que le poisson rouge dépasse rarement 25 cm).

Les loches : un étrange mode de respiration

L’Europe occidentale abrite trois espèces de la petite famille des cobitidés (180 espèces), au corps allongé. La loche de rivière ne dépasse pas 10 centimètres; elle vit dans les eaux claires des rivières et des lacs de montagne que fréquentent les barbeaux. C’est un poisson nocturne, qui se nourrit d’invertébrés. La loche franche, nocturne elle aussi, recherche les eaux encore plus fraîches des rivières à truites. Enfin la loche d’étang, qui préfère des eaux plus chaudes, vit dans les lacs et mares de plaine et les portions de rivières au sol vaseux peuplées par les brèmes. Elle s’enterre l’hiver dans la vase. C’est une géante à côté des deux autres loches : elle peut atteindre 50 centimètres et se nourrit des proies les plus diverses, y compris de charognes. La loche franche et la loche d’étang sont capables de survivre dans des eaux très pauvres en oxygène. Quand leurs branchies ne trouvent plus de quoi assurer une bonne oxygénation du sang, elles montent en surface avaler de l’air. Tout au long du tube digestif, et surtout dans l’intestin terminal bien irrigué, l’oxygène est absorbé par la muqueuse; l’air est ensuite rejeté par l’anus, avec un bruit caractéristique.

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