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Chouettes, hiboux (strigiformes)

Vous êtes ici : » » Chouettes, hiboux (strigiformes) ; écrit le: 2 août 2012 par chayma modifié le 13 novembre 2014

 Chouettes, hiboux (strigiformes)
En France, nous avons coutume d’appeler « hiboux» les rapaces nocturnes porteurs de petites aigrettes de plumes sur la tête, et « chouettes» ceux qui en sont dépourvus. Les Britanniques ne font pas cette distinction et rassemblent tous ces oiseaux sous le nom de owls. Les aigrettes sont probablement utilisées dans la communication visuelle entre les individus, mais elles ne jouent aucun rôle dans l’audition.

Les systématiciens distinguent deux familles de rapaces nocturnes : les strigidés, qui rassemblent la grande majorité des espèces (133 espèces, classées en 22 genres), et les tytonidés, ou effraies, dont on connaît dix espèces en deux genres. Les effraies se différencient des strigidés par leur face en forme de cœur. L’analyse des protéines du blanc de l’œuf montre que les rapaces nocturnes sont apparentés aux engoulevents, oiseaux nocturnes insectivores, et assez éloignés des rapaces diurnes. Leur ressemblance avec ces derniers est due à des habitudes alimentaires semblables.



Une vue et une ouïe remarquables

Tous les rapaces nocturnes ont une grosse tête ronde ; les yeux, jaunes, orange ou noirs, sont en position frontale et entourés de plumes radiales formant des disques faciaux, dont le dessin est particulier à chaque espèce. Les yeux sont plus gros et les disques faciaux mieux définis chez les espèces strictement nocturnes (80 sur 133) que chez celles qui chassent à l’aube, au crépuscule ou en plein jour, comme le harfang des neiges.

Bien que les yeux des chouettes et des hiboux soient très sensibles à la lumière, ce qui leur permet de chasser la nuit, il serait faux de penser qu’ils sont aveuglés ou éblouis par la lumière du jour. Contrairement aux espèces nocturnes, celles qui poursuivent leurs proies le jour ont une vision des couleurs, mais leur aptitude à percevoir les faibles intensités lumineuses s’en trouve diminuée.

Le sens de l’ouïe, également très développé, joue chez certaines espèces un rôle prépondérant dans la localisation des proies. Les disques faciaux, en canalisant les sons jusqu’aux oreilles, permettent à l’oiseau de déterminer avec précision leur lieu d’émission. De cette façon, la chouette effraie parvient à chasser dans l’obscurité presque totale.

Conspués par les passereaux

Les rapaces nocturnes possèdent des serres développées, utilisées pour tuer des proies qu’ils transportent dans leur bec, contrairement aux rapaces diurnes. Le plumage, aux tons gris, jaune et noir, se confond avec l’écorce des arbres ou les rochers et permet aux chouettes et hiboux de se soustraire, pendant le repos diurne, à la vigilance des passereaux qui, s’ils repèrent les rapaces, ne manquent pas de les houspiller et les forcent à se déplacer.

Grâce à la structure de leur plumage, les rapaces nocturnes ont un vol très silencieux. Chouettes et hiboux se nourrissent essentiellement de rongeurs (rats, campagnols, etc.). Cependant, le régime alimentaire varie considérablement selon les espèces. En France, la plus petite espèce, le hibou petit duc (80 g), consomme principalement des insectes (phasmes, sauterelles), alors que la plus grande, le hibou grand duc (3,3 kilos), capture une grande variété de proies imposantes (buses, canards, lapins, rats).

Tous les rapaces nocturnes évacuent des pelotes de réjection, constituées des parties non digestes (poils, plumes, os) de leurs proies. L’analyse de ces pelotes permet de connaître avec précision leur régime alimentaire.

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