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Corail rouge, gorgones (octocoralliaires)

Vous êtes ici : » » Corail rouge, gorgones (octocoralliaires) ; écrit le: 30 mars 2012 par chayma modifié le 14 novembre 2014

 

Corail rouge - Corail rouge, gorgones (octocoralliaires)Les octocoralliaires sont regroupés dans la classe des anthozoaires, qui se définissent par la présence de cloisons dans la cavité digestive – six pour les hexacoral- liaires (anémones de mer et madrépores) – huit pour les octocoralliaires. Il n’existe pas de stade méduse, et les gonades sont portées par les cloisons. On distingue six ordres d’octocoralliaires, dont les plus importants sont les gorgones et les alcyons. Il ne faut pas confondre le corail (au singulier) et les coraux (au pluriel), qui sont des madrépores et constituent les atolls et les récifs de coraux.



Les gorgones ou éventails de mer

Dans les mers tropicales, mais aussi en Méditerranée et dans l’Atlantique, on trouve de grandes arborescences souples qui peuvent atteindre plusieurs mètres et se balancent dans le courant. Les colonies de gorgones ont souvent des colorations brillantes, où dominent les rouges et les jaunes, localisées sur la partie vivante, qui contient les polypes. Si l’on gratte une gorgone, on trouve un squelette chitineux, noirâtre ou brunâtre, tel qu’on en voit souvent dans les aquariums. La gorgone s’épanouit la nuit, et les polypes à huit bras, disposés comme les barbes d’une plume, s’étalent et forment une inflorescence blanche sur les axes colorés. En plongée nocturne, dans la lumière des torches, un buisson de gorgones offre un spectacle inoubliable. De jour, les polypes sont souvent contractés et ne présentent plus que de petites protubérances sur l’axe. Les nombreuses espèces de gorgones se distinguent par la forme de la colonie, la disposition des polypes et les petits spicules calcaires qui envahissent la partie vivante. Ces spicules, souvent colorés dans la masse, sont parfois si abondants sur les plages tropicales que le sable se teinte de rose ou de violet pâle. Chez le corail rouge, l’axe corné n’existe pas et les spicules se soudent entre eux pour former une matière massive : le corail des bijoutiers.

Comme la plupart des cnidaires – anémones de mer et méduses exceptées -, les octocoralliaires se nourrissent de petites proies et d’organismes en suspension qui viennent heurter les tentacules et déclenchent la décharge des né- matocÿstes , avant d’être ingérés par les polypes. La plupart des groupes zoologiques qui filtrent l’eau provoquent un courant avec leurs cils. Les gorgones n’en possèdent pas; aussi, pour filtrer l’eau, se placent-elles perpendiculairement au courant naturel ou au balancement de la houle.

Les alcyons ou coraux mous

Ce sont aussi des octocoralliaires, mais, massifs et dépourvus de squelette, ils forment des coussins ou des arbuscules fixés sur la roche ou sur des coquilles. Comme ceux des gorgones, leurs polypes se rétractent dans la masse de la colonie. Etendus, ils peuvent mesurer quelques centimètres de long. La masse de la colonie est percée de nombreux canaux qui peuvent se remplir d’eau et, ainsi, multiplier son volume par dix. Ils possèdent également de petits spicules calcaires, grâce auxquels on les identifie. Les alcyons pullulent dans les zones littorales tropicales, mais on en trouve aussi dans la Manche et l’Atlantique à marée très basse.

Vidéo : Corail rouge, gorgones (octocoralliaires)

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