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De la fibre a l’étoffe : L’impression

Vous êtes ici : » » De la fibre a l’étoffe : L’impression ; écrit le: 4 mai 2012 par chiraz modifié le 14 novembre 2014

L’impressionDe la fibre a l'étoffe : L'impression

L’impression permet d’obtenir des dessins blancs ou colorés sur une nappe textile, un tissu, un tricot ou un non-tissé. Contrairement à la teinture qui est une coloration uniforme et «à cœur» des fibres, l’impression fixe le colorant en surface.

L’impression était déjà connue dans l’Antiquité en Orient et Moyen- Orient. En Europe, elle apparaît au xive siècle, d’abord en Italie, puis en Allemagne et dans les pays voisins. Elle se pratique alors sur les tissus de lin et de soie et ne comporte qu’une ou deux couleurs. Puis, le procédé se développe et devient polychrome à partir des xvie et xvne siècles. L’impression des étoffes est très utilisée de nos jours; c’est un moyen simple et peu onéreux de réaliser des motifs sur un textile quel que soit son mode de fabrication.



Les colorants, Ceux utilisés pour l’impression sont les mêmes que pour les teintures. Cependant, au lieu d’être dilués dans un bain, ils se présentent sous forme de pâte épaisse, cela afin d’éviter, au moment de l’application de la cou­leur, les risques de diffusion hors des motifs du dessin. La solubilité du colo­rant est assurée par des agents de solubilisation, et sa viscosité par des épaississants. Après impression, l’épaississant est éliminé par lavage et la couleur est fixée par différents agents.

Les épaississants. Ils ont été pendant longtemps presque exclusivement constitués d’amidon obtenu à partir de fécules et farines de blé, de maïs, de riz et de pomme de terre. Depuis les années 1970, les alginates, poly­saccharides issus des parois d’algues brunes, sont de plus en plus utilisés. Les alginates de sodium ou de potassium ont l’avantage d’accroître la vis­cosité de la solution du colorant sans établir de lien chimique avec lui, contrairement à l’amidon. La teinture se fixe en grande quantité et de façon durable sur les fibres. Par ce procédé, les couleurs résistent mieux aux lavages successifs des étoffes et ne s’affadissent pas. Les alginates peuvent être utilisés aussi comme agents fixateurs de la couleur : les algi­nates de calcium ont des propriétés gélifiantes et peuvent être déposés sur le tissu imprimé sous forme de fine pellicule qui recouvre les fibres. Ce film protège la couleur des tissus en freinant la dégradation causée par les rayonnements ultraviolets de la lumière. Le traitement est utilisé pour les toiles de jardin, les tentures et les tapisseries.

Les techniques d’impression. Différents procédés sont employés pour réa­liser l’impression des étoffes : l’impression directe, où le colorant est appli­qué sur le textile blanc ou coloré; l’impression indirecte par réserves, où un textile blanc ou coloré est imprimé en protégeant les parties du dessin par l’application de substances imperméables (cire, paraffine); l’impres­sion indirecte par rongeage qui s’effectue sur textile coloré dont la couleur est détruite suivant des dessins qui peuvent rester blancs ou être recolo­rés différemment. Les techniques d’impression se différencient par la façon dont se fait le transfert du colorant sur la surface textile.

La technique la plus ancienne est celle de l’impression à la planche. Ce procédé artisanal, qui ne se pratique presque plus, nécessite de graver les des­sins en relief sur une planche de bois dur. Les dessins sont recouverts de colorant; puis, la planche est appliquée sur le textile tendu en utilisant des repères précis pour les raccords lorsqu’elle est déplacée. On utilise autant de planches que de couleurs à imprimer.

L’impression au rouleau est semblable au procédé précédent, mais il est plus rapide et mécanisé. Les dessins sont gravés en creux sur des rouleaux de cuivre; la couleur se dépose sur la surface textile fortement tendue. Il y a autant de rouleaux que de cou­leurs. Les rouleaux ne peuvent servir que pour un dessin donné.

L’impression au pochoir est utilisée dans le domaine artisanal. Sur le tissu est posée une plaque de bois ou de métal, découpée selon la forme du dessin ; le colorant est appliqué à la brosse ou au pulvérisateur.

L’impression au pochoir rotatif s’inspire du précédent : un rouleau formé d’une toile métallique est recouvert par un vernis sauf aux endroits à colo­rer; le colorant est injecté de l’intérieur du rouleau. Là encore, il y a autant de rouleaux que de couleurs à imprimer. Ce dernier procédé, le plus utilisé, a l’avantage d’autoriser la réutilisation des rouleaux, il suffit pour cela de dissoudre le vernis et d’en couler un autre aux formes du nouveau dessin.

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