Des protozoaires aux métazoaires : Les monocellulaires ou protozoaires

Les protozoaires sont des êtres vivants monocellulaires, c’est-à-dire formés d’une seule cellule, dotée d’un noyau, et qui se nourrissent en consommant de la matière organique. Longtemps présentés comme des « animaux unicellulaires », ils s’opposent aux métazoaires, les animaux pluricellulaires. Amibes, paramécies ou trypanosomes en sont des exemples connus.
Procaryotes et eucaryotes : la grande division du vivant
La plus grande séparation du monde vivant ne passe pas entre plantes et animaux, mais entre deux types de cellules :
- les procaryotes, dont la cellule ne possède pas de noyau : ce sont les bactéries et les archées ;
- les eucaryotes, dont l’ADN est enfermé dans un noyau : ils comprennent les protozoaires, les algues, les champignons, les plantes et les animaux.
Les plus anciennes traces de vie connues sont celles de micro-organismes très simples, vieilles d’environ 3,5 milliards d’années. Tous les êtres vivants partagent les mêmes constituants de base (protéines, glucides, lipides, acides nucléiques) et le même code génétique porté par l’ADN, ce qui témoigne de l’unité du vivant.
Qu’est-ce qu’un protozoaire ?
Un protozoaire est une cellule eucaryote qui accomplit à elle seule toutes les fonctions vitales : se nourrir, se déplacer, réagir à son milieu et se reproduire. Les biologistes ont longtemps classé ces organismes dans le règne des protistes, terme qui regroupe l’ensemble des eucaryotes unicellulaires. La classification moderne, fondée sur la parenté génétique, a montré que les protozoaires ne forment pas un groupe naturel unique : le mot reste utile pour décrire un mode de vie, mais il ne désigne plus une branche précise de l’arbre du vivant.
Se déplacer et se nourrir avec une seule cellule
- Les amibes avancent grâce à des pseudopodes, des expansions de leur cytoplasme qui servent aussi à englober leurs proies.
- Les ciliés, comme la paramécie, sont couverts de cils dont les battements coordonnés les propulsent.
- Les flagellés se déplacent à l’aide d’un ou plusieurs flagelles.
La nourriture est souvent capturée par phagocytose puis digérée dans une vacuole digestive. Chez les espèces d’eau douce, une vacuole contractile expulse l’excès d’eau qui pénètre dans la cellule. La reproduction se fait surtout par division de la cellule en deux ; certains ciliés pratiquent aussi la conjugaison, un échange de matériel génétique entre deux individus.
Des protozoaires aux métazoaires
Beaucoup de protozoaires vivent librement dans l’eau, les sols humides ou les sédiments, où ils jouent un rôle important dans les chaînes alimentaires. D’autres sont des parasites : le Plasmodium, responsable du paludisme, et les trypanosomes, responsables de la maladie du sommeil, en sont les exemples les plus connus.
Le passage à la vie pluricellulaire, qui a donné naissance aux métazoaires, suppose que des cellules restent associées, communiquent et se spécialisent. Les études génétiques indiquent que les plus proches parents unicellulaires des animaux sont les choanoflagellés, de petits flagellés dont certaines espèces forment des colonies. Leur ressemblance avec certaines cellules des éponges éclaire la manière dont les premiers animaux ont pu apparaître.



vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter