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Energie: Quand la mer turbine

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Entre vagues et courants, la mer est un immense gisement énergétique. Comment convertir ces mouvements d’eau massifs en électricité ? Depuis des décennies chercheurs et ingénieurs ont imaginé toute sorte de machines. Certaines tentent aujourd’hui l’industrialisation. Focus sur des technologies aussi fourmillantes que prometteuses.

A contre courant

Première piste : utiliser les masses d’eau déplacées par les courants marins.

Une énergie fluctuante mais prédictible. « Les courants sont exploitables si les vitesses d’eau sont suffisantes, de l’ordre de 2 mètres par seconde, comme à Paimpol-Bréhat ».

Selon les estimations d’EDF le potentiel français serait compris entre 2,5 et 3,5 GW, notamment dans les zones côtières de Normandie et de Bretagne.

Historiquement à la traîne par rapport aux capteurs houlomoteurs, les projets de récupération des courants connaissent aujourd’hui une certaine convergence technologique. Le concept de l’hydrolienne, sorte d’éolienne sous-marine, a convaincu les industriels. Les mises en œuvre sont variables.

Dans le creux de la vague

Autre source inaltérable, l’énergie des vagues fascine les hydrodynamiciens depuis plus de trente ans. Selon un rapport prospectif de l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) le potentiel exploitable de la seule France métropolitaine se situe entre 10 et 15 GW. Pourtant les projets houlomoteurs accusent une certaine disparité. Au contraire des travaux sur l’énergie des courants, aucun consensus technologique n’a émergé de la filière « on compte 150 projets dans le monde et 150 technologies différentes ! ».

Une première génération de capteurs a d’abord investi les côtes. Ces systèmes utilisent le principe de la colonne d’eau oscillante : la hauteur de l’eau à l’intérieur d’un habitacle varie en fonction du mouvement des vagues. Quand le niveau d’eau monte l’air est expulsé et actionne une turbine. Deux centrales de ce type sont actuellement en production.

Une seconde génération de capteurs s’attaque maintenant à la haute mer. Si la préservation des côtes souvent touristique est une motivation, la houle du large est souvent plus intense. Le projet Danois Wavedragon forme un bassin flottant sur lequel viennent s’écraser les vagues qui le remplissent. L’eau accumulée s’écoule par une turbine située à la base du bassin, transformant ce débit en électricité.

L’industrialisation en vue

Malgré cette hétérogénéité technologique, trente ans de projets plus ou moins aboutis se heurtent aux mêmes écueils. Turbulence des fonds, tempêtes en surfaces… pour affronter l’impitoyable milieu marin, les capteurs mécaniques doivent se montrer exceptionnellement robustes et fiables.

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