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La circulation sanguine et le métabolisme cérébraux

Vous êtes ici : » » La circulation sanguine et le métabolisme cérébraux ; écrit le: 13 juin 2013 par imen modifié le 12 novembre 2014

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Les cellules nerveuses ont un métabolisme rapide ; leur irrigation est indispensable. Le cerveau a un besoin continu en substrats : bien que son poids corresponde à 2/100e de celui du corps, il consomme 20 % de l’oxygène et 17% du glucose. Les substances énergétiques sont indispensables à l’activité du système nerveux central.
Il est logique de penser que pour le cerveau comme pour la plupart des organes, le vieillissement s’accompagne d’une diminution de l’activité circulatoire et que l’ischémie cérébrale ne soit pas rare au cours de la sénescence ; en fait, c’est loin d’être la règle.
Le débit sanguin cérébral et la consommation d’oxygène sont calculés grâce à des techniques radioisotopiques… Diminuent-ils obligatoirement avec l’âge ? Chez l’enfant, le débit sanguin cérébral serait supérieur à 100 ml/mn/100 g avec une consommation d’oxygène de l’ordre de 100 ml/mn/100 g entre 5 et 10 ans. A partir de 15 à 20 ans, le débit sanguin cérébral s’établit autour des valeurs moyennes (50 à 55 ml/mn/ 100 g) et s’y maintient habituellement jusqu’à 50-60 ans. Ensuite, le débit sanguin et la consommation d’oxygène du cerveau s’abaissent progressivement d’après l’ensemble des auteurs (Kety, 1956) . Comme Niels Lassen (1959) et comme Sokoloff (1966), nous avons trouvé au contraire, chez des grands vieillards en bonne santé, des valeurs sensiblement normales du débit sanguin cérébral et de la consommation d’oxygène du cerveau ; chez d’autres, une faible réduction de l’ordre de 10 % . La diminution de la consommation d’oxygène par la substance blanche ou par la substance grise n’est donc pas la règle selon plusieurs recherches réalisées. L’éventail des possibilités s’élargit avec l’âge mais s’abaisse le plus souvent dans la mesure où est associée une artério-sclérose cérébrale, et cela ne dépend pas de l’âge. Dans une étude faite sur des sujets atteints de démence sénile et donc situés hors de notre préoccupation présente,
N.A. Lassen ( 1 978)  constate que le débit sanguin cérébral global est abaissé et surtout que l’hyperhémie des lobes frontaux, si caractéristique chez l’Homme normal, a disparu . La mesure de la consommation cérébrale d’oxygène est réalisée aujourd’hui par le tomographie à positons.
Un excellent moyen pour prévenir l’ischémie cérébrale du vieillard est de veiller à une bonne oxygénation sanguine. Mais, même correctement approvisionnés en oxygène par une circulation cérébrale demeurée saine, les neurones vieillissant subiraient des perturbations du métabolisme oxyda tif et ne seraient plus capables d’utiliser correctement le glucose dont ils ont besoin. Ils ne peuvent plus se servir de cet élément privilégié, vraisemblablement par modification de la perméabilité de leur membrane et par des transformations enzymatiques ; la suppléance à ces défaillances par le recours à d’autres substrats est de moins bonne valeur énergétique. O. Hunziger (1978)  a conclu que le cerveau vieillissant est caractérisé par une diminution de la faculté d’adaptation à l’élévation des fonctions métaboliques.2
L’hypertension artérielle et l’insuffisance vasculaire cérébrale chronique paraissent avoir été surestimées dans leur intervention dans la détérioration cérébrale sénile. Par contre elles peuvent être à l’origine de démences séniles.



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